jeudi 13 mai 2010

Cameron/Clegg. Premier conseil des ministres.

Premiers pas pour le gouvernement de coalition mené par Cameron et Clegg.


Généralités.
Après les présentations des différents membres du nouveau cabinet, le nouveau Premier ministre et son vice-Premier ministre ont insisté sur la nécessité d'une bonne entente au sein du gouvernement pour le bien du pays.

David Cameron a demandé aux différents ministres de saisir l'opportunité qui s'offrait à eux et exiger de chacun garder leurs différences pour eux.


L'économie avant tout.
Sur le plan économique, Georges Osborne (conservateur), le chancelier de l'Échiquier (ministre de l'économie) a dressé un état laconique de l'économie nationale tandis que son collègue Vince Cable (LibDem) a tenté de faire de l'humour en déclarant que selon des amis indiens, les mariages arrangés réussissaient parfois mieux que les mariages d'amour.

Plus généralement, les différents ministres ont surtout insisté sur les mesures d'économies qu'ils auront à mettre en œuvre, le programme de la coalition prévoyant des coupes budgataires d'envergure dont £ 6 milliards de livres dès 2010 avec l'adoption d'un budget d'urgence.
Pas d'annonce fracassante mais l'annonce que le programme envisagée sera bel et bien mis en place rapidement.


Quelques divergences.
En dépit de la volonté affichée de travailler ensemble, tout n'est pas réglé et de nombreuses divergences demeurent. Ainsi, Chris Huhne (LibDem), ministre à l'énergie et au changement climatique, a concédé que la coalition était divisée concernant la construction de nouvelles centrales nucléaires dans le pays. Les partenaires sont néanmoins d'accord sur le refus de toute subvention publique pour aider à la construction de centrales nucléaires.
Cet exemple n'est pas isolé et les négociations entre les partenaires de coalition ne sont pas terminées.


Une mesure phare.
Pour le reste, rien de très palpitant, ce premier conseil des ministres a surtout servi d'échauffement. Malgré cela, David Cameron a annoncé que le traitement de tous les ministres diminuerait de 5% et que leur rémunération serait gelé durant les 5 années de la législature.
Cela contraste évidemment avec la cupidité de notre président. Rappelons en effet que celui-ci s'est augmenté de 206% dès son entrée en fonction, une augmentation bienvenue pour le président du pouvoir d'achat mais que les français n'ont, eux, pas vu sur leur fiche de paie. Même bord politique mais conception différente de l'intérêt du pays. Tandis que notre président use et abuse du népotisme en favorisant ouvertement un fils en échec scolaire et un père, peintre raté; David Cameron, qui va demander des sacrifices conséquents aux britanniques dès cette année pour combattre le déficit et la dette, décide d'une baisse de rémunération et de leur gel pendant toute la durée de la mandature.


Conclusion.
Peu de choses à retenir de ce premier conseil des ministres dont le but principal était chacun prenne ses marques avec des collègues qui se sont récemment combattu lors des élections. On le savait déjà mais c'est maintenant confirmé, les priorités seront l'économie et la lutte contre les déficits. Le gouvernement britannique, qui ne peut compter que sur lui-même, souhaitant éviter de se retrouver dans une situation à la grecque. On notera aussi que de nombreux points n'ont pas été abordé entre les partenaires, les LibDems ayant fait de l'environnement une priorité absolue, il sera intéressant de voir ce qu'il adviendra sur ce point.

Enfin, on notera le mesure symbole prise par le nouvel occupant du « 10, Downing street ». Si David Cameron n'est pas un saint, il fait néanmoins ce que l'on attend de tout homme d'État, il est responsable. Concept inconnu de notre président.

Aucun commentaire: