dimanche 5 juillet 2015

Non !



Aujourd’hui la Grèce va devoir répondre « OUI » ou « NON » par referendum à une question posée par le gouvernement grec.

 La question étant : 
« Le plan d’accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fond monétaire international lors de la réunion de l’Eurogroupe du 25 juin 2015, qui comprend deux parties et constitue leur proposition commune, doit-il être accepté ? Le premier document est intitulé Réformes pour l’achèvement du programme actuel et au-delà et le second Analyse préliminaire de la soutenabilité de la dette" ».

Une décision difficile à laquelle, il convient pourtant de répondre « NON ».


« Pourquoi nous vous demandons de voter « NON » au referendum », Yanis Varoufakis.
Souvent, les gouvernements convoquent un referendum pour demander l’approbation de leur population. Dérogeant à cette « tradition », Alexis Tsipras, a lui convoqué un referendum pour demander à sa population de voter « NON ». Une position qu’il a expliquée lors d’une intervention à la télévision nationale grecque et que son ministre des Finances, Yanis Varoufakis résume en 6 points :

« 1. Les négociations ont échoué par les créanciers de la Grèce ont
(a) refusé de réduire notre insoutenable dette publique, et ;
(b) ont exigé qu’elle soit payé « intégralement » par les membres les plus fragiles de notre société, les enfants et leurs grands-parents.


2. Le FMI, le Gouvernement des États-Unis d’Amérique, de nombreux autres gouvernements dans le monde et la plupart des économistes indépendants ont la conviction - conjointement à nous - que cette dette doit être restructurée.

3. L’Eurogroupe a précédemment admis (en novembre 2012) que cette dette devait être restructurée tout en se refusant à la restructurer en pratique.

4. Depuis l’annonce du referendum, les instances européennes ont indiqué qu’elles étaient ouvertes à une discussion sur la renégociation de la dette grecque. Ces propositions montrent que les instances européennes refuseraient aussi cette « proposition de la dernière chance ».

5. Le Grèce restera dans l’Euro. Les dépôts dans les banques grecques sont sûrs. Les créanciers ont opté pour la stratégie du pire fondée sur la fermeture des banques. L’impasse actuelle est la conséquence de ce choix des créanciers et non du Gouvernement grec qui aurait rompu les négociations ou d’un souhait de « Grexit » et d’une dévaluation. La place de la Grèce dans la zone euro et dans l’Union Européenne n’est pas négociable.

6. L’avenir exige une Grèce fière d’être au sein de la zone euro et au cœur de l’Europe.
L’avenir exige que les Grecs disent un grand NON dimanche, que nous restions dans l’Euro.
Seulement, et seulement, en fonction du pouvoir conféré par ce NON, nous pourrons renégocier la dette publique grecque ainsi que de la répartition de l’effort à consentir entre les plus favorisés et les plus faibles
. »


Les autres raisons de voter « NON ».
Il peut paraître surprenant d’entendre d’ardents partisans de l’Europe défendre l’idée qu’il faut dire rejeter le plan d’aide proposé par les créanciers de la Grèce, créanciers européens d’ailleurs puisque le FMI ne peut statutairement pas renégocier les emprunts consentis à la Grèce.

En réalité, voter « NON », ce n’est pas seulement voir la réalité en face qui est que la Grèce ne remboursera jamais sa dette. Voter « NON », c’est surtout décider de quelle manière l’argent mis sur la table par l’Europe doit être perdu car il sera perdu.

La question du referendum se pose aussi aux Européens : devons-nous perdre notre argent à faire souffrir la Grèce ou devons-nous perdre notre argent à l’aider ?

L’enjeu est en effet là puisqu’il y a que Wolfgang Schaüble pour croire que la Grèce pourra rembourser ses emprunts. Il ne faut pas oublier que les Européens sont aussi responsables de la situation puisque cela fait 40 ans qu’ils ferment les yeux sur la décomposition de la vie politique grecque, France et Allemagne en tête. Qui a montré le mauvais exemple en refusant d’être sanctionné pour le non-respect des règles ? La France et l’Allemagne.
Pour quel motif ? Leur économie n’était pas à l’époque en grande forme.

Avant de faire des Grecs les seuls responsables de leur situation, il convient aussi que nous nous regardions dans la glace et que nous examinions notre propre responsabilité dans la situation. Et même si nous ne partageons pas l’orientation politique du gouvernement porté au pouvoir par les Grecs en janvier 2015, nous devons constater que, pour la première fois, nous avons un Gouvernement solide et décidé en face de nous qui a commencé à mettre en place des mesures fiscales qui font rentrer l’impôt dans les caisses de l’État grec et qui s’est enfin montré déterminé à lutter contre la corruption.


Ensuite, parce que cet épisode a fait sortir du bois tous ceux qui refusent à ce que l’Europe se démocratise. Au premier duquel, le président du Parlement européen, Martin Schultz, qui entend « 
en finir avec l’ère Syriza » et souhaite « [qu’]un gouvernement de technocrates » remplace le gouvernement mené par Alexis Tsipras. Ambiance…


Un saut dans l’inconnu.
Alors, oui, voter « NON » est un risque, un considérable risque, un saut dans l’inconnu. Nul n’est capable de prédire ce qu’il se passera lundi si le « NON » l’emporte. La peur est grande chez les citoyens grecs de franchir le pas et d’assumer leur position qui est de dire « ASSEZ ! ». Cette position, de nombreux européens la partagent. En Espagne bien sûr, mais aussi dans toute l’Europe, nombreux sont les Européens à dire qu’ils en ont assez de cette Europe qui fait souffrir, de cette Europe de comptables, de cette Europe sans cœur, dépourvue de toute humanité qui a fait de la Méditerranée un cimetière.

Souvenons-nous pourquoi nous avons fait l’Europe ? Pourquoi au lendemain d’un gigantesque massacre, certains ont concrétisé cette idée ?

La réponse est dans la PAC, qui a permis aux Européens de manger à leur faim ; dans l’espace Schengen qui leur a permis d’aller d’un pays à l’autre sans plus se soucier des frontières ou encore d’Erasmus qui a permis à de nombreux jeunes d’aller étudier dans un autre pays, liant ainsi chaque jour un peu plus notre destin à celui de nos voisins.

L’avenir de l’Europe passe donc par un « NON » ce dimanche en Grèce.

dimanche 11 janvier 2015

Charlie hebdo. Pourquoi je n’irai pas manifester à Paris ce dimanche.


Ce dimanche, plusieurs associations et organisations appellent à une marche républicaine en hommage à la mort des victimes des attentats commis à l’encontre des journalistes et personnels de Charlie hebdo et plus largement des 17 morts lors de la semaine qui vient de s’écouler. Je n’irai pas manifester et je vais vous expliquer pourquoi.



    Mercredi, il s’est passé quelque chose de terrible, de dramatique : des journalistes sont morts. Ce jour et dans les jours qui ont suivi, 17 personnes au total sont mortes soit pour défendre notre droit à dire ce que nous voulons, en particulier des conneries ou soit pour leur appartenance aux forces de l’ordre ou encore soit pour leur religion. Mais, pour autant, je n’irai pas manifester. 


      Je n’irai pas manifester car j’estime, en tant que militant associatif et militant d’un parti politique, qu’un hommage ne doit pas être l’occasion de s’étriper mais un moment de rassemblement. Or, malgré les dénégations des uns et des autres, c’est déjà le cas. Le Front national s’estime exclu alors qu’il a toujours été en désaccord avec la ligne politique de Charlie hebdo qui lui a bien rendu par l’une de ses unes notamment lors de la campagne présidentielle de 2012. Il me semble donc que les partis ne devraient pas s’associer en tant que parti à la manifestation ni même contribuer à son organisation tout simplement parce que ce n’est pas leur rôle. L’émission dans le peuple est grande, les querelles partisanes n’y ont pas leur place.

 



      La deuxième raison pour laquelle je n’irai pas manifester est que je trouve que la présence de certains chefs d’État ou de gouvernement est totalement inappropriée. Si les présences d’Angela Merkel, de David Cameron ou de Matteo Renzi ne me posent aucun problème, celle du président de la République de Turquie, Recep Teyep Erdogan ou de Victor Orban me dérangent au plus profond de moi-même. 
       Le premier, parce que depuis qu’il a pris le pouvoir en Turquie ne cesse de réduire le champ des libertés démocratiques et de faire la chasse aux journalistes. A l’heure actuelle, le nombre de journalistes emprisonnés en Turquie atteint des sommets et récemment le gouvernement turc a coupé l’accès à Youtube, Facebook et Twitter. Enfin, pas plus tard que le 16 décembre dernier, soit il y a 3 semaines, Erdogan faisait arrêter des journalistes car certains de leurs articles lui déplaisait.
       Victor Orban, quant à lui, après avoir « purgé » les médias publics de tous les journalistes critiques à l’encontre de son gouvernement, s’est attaqué au secteur privé. Cela ne lui a pas suffi puisque sous prétexte d’une baisse des rentrées budgétaires, il a voulu taxer outrageusement l’accès à Internet.


        La troisième raison qui motive mon choix de ne pas participer à cette marche est surtout que cela ne cadre pas avec l’esprit de « Charlie hebdo ». Au-delà du fait que ces derniers temps, ce journal ne me faisait plus rire et donnait trop souvent dans l’excès gratuit, je pense que Charb, Cabu, Wolinski ou Tignous ne se seraient pas retrouvés dans cette manif’. Ils s’y seraient profondément emmerdés et auraient probablement griffonné un manifestant disant « Qu’est-ce qu’on se fait chier ici ! ». Un festival du rire et de la caricature où l’autodérision aurait été reine aurait sonné plus juste.


Pour toutes ces raisons, je n’irai donc pas manifester. Je marquerai un temps de recueillement comme j’ai pu le faire à diverses reprises mais je ne marcherai pas à Paris. En soutien à la liberté de la presse, je continuerai à acheter des journaux car ce n’est que par ce biais que des journalistes pourront continuer à faire que la liberté de la presse ne soit pas qu’un principe.

dimanche 4 janvier 2015

Faisons un point sur la situation en Palestine.

Malgré les bombardements, les invasions et un harcèlement continuel de la population civile, les Palestiniens se montrent ouverts à des pourparlers de paix. Le Gouvernement israélien dirigé par Netanyahu sur une ligne sécuritaire penchant nettement vers l'extrême-droite se dit ouvert à cela mais refuse concrètement de se mettre autour de la table. Les États-Unis et l'Australie, alliés de l'État d'Israël se sont opposés à un plan de paix accepté par les Palestiniens mais refusé par les Israéliens en dépit de considérables sacrifices des Palestiniens.

Conséquence, les Palestiniens perdant patience ont décidé de traîner les Israéliens devant les tribunaux en demandant leur adhésion à la Cour pénale internationale pour les "crimes de guerre" de Tsahal.

Réponse du berger à la bergère : "Puisque c'est comme ça, je te coupe les vivres." Et paf, gel de 106 millions $ de taxes qu'Israël devait reversé à l'Autorité Palestinienne qui est chaque jour un peu plus reconnue par la communauté internationale. Voilà qui va arranger les choses.

Bref, grâce à sa diplomatie, la Palestine a bien plus progressé en quelques années qu'en 50 ans et se rapproche chaque jour un peu plus du statut d'État. Israël refusant de facto cette réalité et n'ayant pas tiré un trait (au moins pour une bonne partie de sa classe politique) sur l'absorption totale de la Palestine risque de se voir imposer la réalité plutôt que de la négocier.

Les armes vont-elles finir par se taire face à l'énergie des diplomates ?

jeudi 26 juin 2014

A quoi ressemblerait une Europe populiste ?

 

    Depuis le scrutin du 25 mai et la poussée des populistes, extrémistes et autres partis d’extrême-droite en Europe, on se demande à quoi ressemblerait une Europe gouvernée par ces partis. Malgré leur poussée, les populistes ne pèsent pas au sein du Parlement Européen. Une situation tant due aux règles de majorité en vigueur au sein de l’institution et au « combat » qu’il mène contre le Conseil pour imposer l’Europe des peuples qu’au mode d’élection, à la proportionnelle. Cet état des choses implique donc des coalitions et une politique de consensus.

      Pour savoir à quoi ressemblerait une Europe où les populistes imposeraient leur empreinte, il faut donc se tourner de l’autre côté de l’Atlantique où les élections de mi-mandat auront lieu en novembre. Dans ces élections, l’importance du Tea Party divise profondément le parti Républicain et pèse considérablement sur l’économie mondiale.
      Dernier épisode en date : la primaire républicaine dans la 7e circonscription de Virginie, un État qui bascule progressivement du côté démocrate mais reste encore un « état bascule » ou swing state. Une primaire marquée par la défaite d’Eric Cantor, élu depuis 13 ans à la Chambre des représentants, une première depuis 1899.

      Vous ignorez qui est Eric Cantor ? Moi aussi, jusqu’à hier. Eh bien, Eric Cantor est le chef de la majorité parlementaire à la Chambre. Son opposant : Dave Brat, obscur professeur d’économie soutenu par… le Tea Party. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir lésiné sur les moyens. Eric Cantor a dépensé plus de $ 5 million tandis que son adversaire ne disposait d’un budget de campagne que de $ 123 000 moins que les $ 168 000 du budget restaurants de Cantor. On pourrait se dire que sa défaite est due à une position trop modérée. Mais au contraire, Cantor s’est lui-même présenté comme un des chefs de la « droite dure » du parti Républicain bénéficiant du soutien des principaux lobbys conservateurs tels que la NRA. Ses adversaires politiques disent qu’il ne récolte que les fruits de son discours encourageant les demandes démagogiques du Tea Party. Pourtant, malgré ses positions, Cantor a fait des compromis pour permettre l’adoption de certains textes.


Une réduction des libertés civiles.
Le Tea Party, comme le Front National, invoque sans cesse la liberté d’expression et le 1er amendement à la constitution des États-Unis pour justifier leurs propos outrageants, totalement démagogiques voire franchement racistes ou parfois antisémites. Ils critiquent les médias mais ont besoin d’eux[1]. L’un comme l’autre cherchent à détruire l’échelon fédéral/communautaire qui attenterait à leurs libertés alors qu’il les garantit. L’exemple le plus parlant est la loi relative aux modes de scrutin aux États-Unis. Récemment, la Cour Suprême a déclaré inconstitutionnelle[2] des dispositions de la VRA[3] imposant un contrôle des États et municipalités ayant un historique discriminatoire. Le contrôle porte sur les restrictions imposées au droit de vote dans les États américains. En effet, sous couvert de lutte contre la fraude électorale, les républicains notamment ceux issus du Tea Party ont fait adopter des lois imposant de disposer d’une pièce d’identité avec photo pour voter. Hors des millions d’Américains n’en dispose pas à l’image de Dorothy Cooper[4], principalement des minorités noires et latinos qui votent très majoritairement démocrate.  Ce sont donc les dispositions protectrices contre ces législations abusives que la Cour suprême a déclaré inconstitutionnelles.

      Or, Eric Cantor était le seul républicain à la Chambre à avoir voté pour la VRAA[5] qui rétablit la plupart des protections abrogées en vue des élections à l’automne prochain. Or, avec sa défaite, aucun républicain ne semble en mesure de le remplacer. Et ce, d’autant plus que la Commission des affaires juridiques de la Chambre, majoritairement républicaine, bloque ce texte.

      Ainsi, sous couvert de lutte contre la fraude (un phénomène qui concernait 86 votes sur 196 000 000 sous l’administration Bush junior soit 0,00004%) et pour la liberté d’expression, on aboutit à des restrictions sur les droits et libertés fondamentales.


« Une prise d’otage qui en valait la peine »[6].
    L’autre  conséquence de la montée en puissance du Tea Party est le refus de tout compromis sur les questions budgétaires. Ainsi, la fermeture du gouvernement qui a lieu fin 2013 est due à l’intransigeance de la minorité des élus républicains issus du Tea Party au Congrès. Mais, ce n’était pas la première fois. En 2011, les États-Unis avaient déjà évité la paralysie. Puis l’année suivante, les élus du Tea Party avaient pris en otage l’économie américaine et donc par ricochet l’économie mondiale en refusant tout compromis sur le relèvement du plafond de la dette américaine. Dans ces deux cas, le président Obama avait cédé mais pas en 2013 ce qui avait expliqué la paralysie qui s’en suivi. Mais chaque année, le problème se pose de nouveau, soit sur le budget, soit sur le plafond de la dette. Or, tout blocage sur ces questions cruciales reviendrait à ce que les États-Unis, à savoir la première économie mondiale, le pays dont la monnaie domine 67% des échanges mondiaux et qui est aussi le premier débiteur mondial soit en cessation de paiements.

      Or, les États-Unis, c’est près de 18 000 milliards de dette publique attendu pour fin 2014 soit plus de 40 fois la dette publique grecque. Une dette détenue à 27% par la Chine et 20% par le Japon. Un défaut aurait donc des conséquences considérables et reviendrait à transformer le dollar en monnaie de singe.        

      Certes, le budget européen est loin de représenter autant que le budget fédéral américain (1% du PIB européen contre plus de 30% du PIB américain), mais un profond désaccord sur les mesures à adopter au niveau de la zone Euro où le Parlement Européen a son mot à dire aurait des conséquences très graves sur l’Euro et conduirait de la même manière l’Europe et ses États-membres dans le mur.

Ainsi, par ces deux exemples, on voit bien les conséquences considérables que peuvent avoir les blocages qu’entendent mettre en œuvre les populistes et autres extrémistes au Parlement Européen. Certes, le mode de scrutin à la proportionnelle protège encore le Parlement Européen et donc l’Europe de tels blocages car il rend nécessaire la constitution de coalitions. Mais comme le montre l’exemple des conservateurs britanniques ou celui de l’UMP en France, suivre les populistes et reprendre certaines de leurs idées, le référendum sur la sortie de l’Union au Royaume-Uni, la droitisation de l’UMP avec la campagne de Sarkozy en 2012 (droite forte) montrent bien que la solution est ailleurs. L’un comme l’autre ayant perdu beaucoup de sièges au profit des populistes lors des dernières solutions. La solution est à chercher dans la construction d’une véritable Europe des peuples et non dans l’Europe des États qui a montré depuis plus de 20 ans, sa totale inefficacité à résoudre les crises que l’Europe a traversé.



[1] On peut d’ailleurs noter que malgré son souhait de constitutionnaliser le droit à la liberté d’expression, Marine Le Pen est la personnalité politique française qui attaque le plus souvent ses détracteurs en diffamation.
[2] Comté de Shelby contre Holder, 27 Février 2013. Décision disponible sur le site de la Cour Suprême des États-Unis. http://www.scotusblog.com/case-files/cases/shelby-county-v-holder/
[3] Voting Rights Act : loi qui abolissait les restrictions imposées aux noirs américains pour voter tels que les épreuves de connaissance et les taxes imposées pour passer ces épreuves. Cette loi a été adoptée en 1965 par le président américain Lyndon Johnson suite au mouvement des droits civiques américains.
[5] Voting Rights Act Amendments
[6] Sénateur Mitch Mc. McConnell, chef de la minorité républicaine au Sénat des États-Unis, sénateur du Kentucky.