mardi 2 septembre 2008

Edvige : Lettre de François Bayrou aux élus locaux de France

Je vous livre ici en intégralité, la lettre de François Bayrou concernant le décret publié le 1er Juillet 2008 portant création du fichier Edvige destiné à ficher outre des délinquants, tous nos élus, ou toute personne ayant candidaté à une élection. Je trouve cela révoltant, je vous livrerai ici-même mon analyse.

Voici la lettre de François Bayrou aux élus locaux de la République Française dénonçant la création du fichier Edvige :

François BAYROU
Député des Pyrénées-Atlantiques
Président du Mouvement Démocrate

Paris, le 1er septembre 2008

" Madame le Maire, Monsieur le Maire,

J’ai souhaité m’adresser directement à vous, en tant qu’élu de la République, en raison d’une décision grave, à laquelle il me semble que nous devons réfléchir, comme représentants du peuple et comme citoyens.

Le 1er juillet dernier est paru au Journal Officiel un décret (n° 2008-632 du 27 juin 2008) que vous pouvez consulter directement à l’adresse internet suivante : www.journal-officiel.gouv.fr.

Ce décret décide la création d’un fichier informatisé, centralisé, national, dénommé EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) destiné au recueil d’informations confidentielles, à caractère personnel, sur deux séries de personnes.

Une première catégorie concerne des profils de délinquants, notamment dans des organisations ou des bandes. Cette catégorie a donné lieu à discussion en raison de l’ampleur de ce fichier qui peut concerner des mineurs jusqu’à l’âge de treize ans. Cette discussion est fondée mais elle n’est pas l’objet de ce courrier.

La deuxième catégorie de personnes concernées par ce fichage est l’ensemble des Français qui exercent un mandat électoral, en ont exercé un, ou ont même simplement été candidates à un mandat. Sont également en cause les responsables syndicaux, économiques, sociaux ou religieux.

Comme vous le verrez en lisant ce texte, les adresses personnelles, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les signes physiques particuliers, l’immatriculation des véhicules, les informations fiscales et patrimoniales, et toutes les données relatives à l’entourage, aux relations personnelles seront désormais fichées à l’intention du Gouvernement, de ses représentants ou des différents services de police. Plus outrageant encore : on annonce (communiqué de la CNIL du 2 juillet 2008, consultable sur le site www.cnil.fr ) que les données concernant l’orientation sexuelle ou la santé pourront être enregistrées « de manière exceptionnelle » (sic).


Chacun mesure la gravité d’une telle décision. Nous devons en particulier nous poser plusieurs questions :

Qu’est ce qui peut justifier, dans une démocratie, que l’on fiche ainsi, en recueillant des données confidentielles, les élus, les anciens élus, les candidats aux élections, les responsables économiques, sociaux, syndicaux et religieux ? Les élus du peuple, les animateurs de la vie sociale, indispensables à la vie d’une démocratie, devraient au contraire être protégés à l’égal des autres citoyens contre toute atteinte à la vie privée.

Mesure-t-on bien quelle arme d’influence on met entre les mains des pouvoirs, présents et à venir, dès l’instant qu’ils disposeront, en quelques clics, de tout ce qui concerne la vie privée, personnelle, familiale, parfois intime, des candidats et des élus ?

Dans quel type de société nous amènera-t-on si nous acceptons que de telles pratiques soient permises et favorisées ?

Pouvons-nous, comme élus et comme citoyens, accepter sans rien faire une pareille dérive ? Pour moi, en tout cas, la réponse est non.

C’est pourquoi j’ai décidé de saisir le Conseil d’État. D’autres responsables ou d’autres associations vont le faire aussi.

Mais j’ai la conviction que seul un mouvement de refus républicain peut faire barrage à une décision déjà prise. Un recours au Conseil d’État aurait un poids accru s’il était appuyé par un grand nombre d’élus ou d’anciens élus, sans distinction de fonctions ou d’étiquettes politiques, qui viendraient se joindre à ce recours.

Si vous partagez cette inquiétude, et si une pareille démarche républicaine vous paraît justifiée, je vous propose de consulter sur notre site Internet tous les documents, le texte des recours que nous avons déposés, et d’y indiquer éventuellement votre volonté de les soutenir. Nous avons aussi ouvert une boîte postale.

L’adresse du site est : www.lesdemocrates.fr (rubrique : recours edvige) ; la boite postale est « Recours BP 2 Assemblée nationale 75355 Paris 7 SP».

Je crois profondément qu’il est des risques que les Républicains, quelle que soit la diversité de leurs opinions politiques, ne peuvent pas accepter. C’est l’objet de cette démarche. Je vous remercie de l’attention que vous aurez portée à ce courrier et vous prie de croire à mes sentiments chaleureux."


François BAYROU




1 commentaire:

Anonyme a dit…

Monsieur Bayrou,

A quoi ça sert de courir partout?
Le temps qui court change les plaisirs, l'activisme ne change rien, en courant sans savoir pourquoi!
Priorité des priorités, arrêtez-vous un instant en laissant vos idées de réflexion, de pouvoir d'avoir et en choisissant d'être.
Fermer les yeux et ne pensez à rien.

Car a force de courir par dessus la mer on ne voit plus l'eau claire du courant de nos pensées...

Faire de la politique politicienne ne sert que l'égo...voir les sondages.
Ephémères illusions de l'illusoire.

Préoccupez-vous des gens?
De la mobilisation créatrice de sens?
Ne jouer pas au vizir à la place du vizir.

A défaut d'exemple, le culte du pouvoir qui ne sert que le nombril des têtes pensantes du parti socialiste> pouvoir et décadence, coup bas et compagnies.

Je couche, tu couches, nous couchons, nos ébats...a défaut de nos débats.
Sauvons la rose, mais ou en sommes-nous pour en oublier le parfum, l'essence?
Subtilité des sens.

La démocratie, oui,
>Le MODEM> pour autant qu'elle soit porteuse de sens pour l'ensemble.

Tout en apprenant à se respecter l'un et l'autre dans nos différences et en prenant acte de l'humilité que d'autant de complémentarités nous rendent riches de sens.

Nous n'avons rien inventés depuis 2000 ans, pouvoir et décadence et que le manque d'Amour nous fait vieillir avant l'âge...

Vous, Monsieur Bayrou, avec l'équipe du Modem
ou Modernité Démocratique rime avec écoute et propositions concrètes ou en êtes-vous dans ce monde ?

La gauche et la droite font leur cinéma, les scandales éclatent, les entreprises toussent, les financiers dépriment, les ouvriers crient au scandale, les grêves nombrilistes revendiquent tout sur n'importe quoi, tout n'est que futilité, Vanitatis, Vanitatis.

Les sondages >parole de singes, lampes éteintes de Vizir, car le génie est parti sous d'autres cieux.

Ma proposition : Créer des anti-déprimes par des solutions innovantes, par le développement durable, par une mobilisation citoyenne responsable de leur avenir dans leur environnement et leur propre quartier.

Leur donner confiance en eux, du pain, de la foi en l'avenir dans cette inertie morose.
Car jouer le rôle de sa vie, rester debout mais a quel prix dans ce tourment, trouver le courage du sens et voilà...

Tout n'est qu'illusions de nos esprits de tortues.
Réveillez-vous et détachez-vous de cet esprit cupide et menteur.
Tout peut changer aujourd'hui.

Il y a urgence, 20 millions de chômeurs supplémentaires toutes générations confondue fin 2008, était-ce prévisible?

Ce génocide économique impactant les familles, les jeunes pour la décennie à venir à laquelle Vos enfants appartiennent aussi, maintenant allez dire aux familles que votre désir correspond à leur besoin.

Allez faire comprendre à la jeunesse de ces familles touchées qu'elle ne doivent pas piquer à l'étalage de leur quartier?

Alors suivons l'exemple de l'irresponsabilité de dirigeants sans scrupule, sans foi ni loi, qui ne ce contente pas de piquer dans la caisse mais volent à tous vas dans les deniers publics.
Sans peine, sans afflictions, avec bénédiction du saint bénéfice, du sacrifice égoïste au nom du capitalisme.

Des actes,des faits...
Sous la cendre couvent les pires actes manqués, attention au réveil, l'histoire humaine en est pleine.

Car l'important en finalité, n'est pas le taux de cotation en bourse,ni l'indice de sondage de notre égo, mais un petit regard, un sourire, de la joie sur un visage dès le matin en prenant son café, dans son job.
Du partage dans nos actes, un sentiment, une reconnaissance...

l'Amour et le sentiment d'être aimé, quelle richesse...

Monsieur, Bayrou, reprenez les paroles de M. Obama, Yes, we can,
En qualité de croyant, vous pouvez le faire.

Alors M. Bayrou, sans Modération, avec démocratie et mobilisation créatrice de sens, car tout est possible, tout est mouvement, rien ne dure sauf les souvenirs que nous laissons auprès de nos familles, amis, rencontres proches et lointaines...

Avec mes meilleures pensées à l'homme de la terre féconde, au-delà des différences règne la richesse créatrice de l'unité et du partage.
Bien à vous.

Serge Morand
Morand.com
Communications
morand.com@gmail.com

Ce texte est la propriété de Morand Communications et de son auteur. 16.11.2008