Riposte graduée ? - La Quadrature du Net

vendredi 5 décembre 2008

Devedjan, ministre inutile !


Aujourd'hui, le roi, euh pardon, le président de la République a décidé de nommer Patrick Devedjan, ministre de la relance.

Mais qu'est-ce que le ministère de la relance ?
Eh bien, en fait pas grand-chose, comme souvent avec Nicolas Sarkozy c'est du vent et ça coûte cher.

Ce ministère est basé sur du vent car il dépend directement de Matignon. Il n'a aucune administration sous ses ordres alors que c'est un des éléments indispensables d'un ministère. Il n'a pas réellement de budget.

Que va-t-il faire ?
Il se contentera de suivre la bonne application du plan de relance du président de la République. Selon l'intéressé, il a aussi vocation à simplifier les démarches administratives. Arlésienne s'il en est ceci n'est possible que lorsque l'on dispose d'une administration richement dotée en juristes de qualité mais ce n'est pas le cas car répétons le M. Devedjan n'a pas d'administration. Le ministre devra aussi rendre compte de l'application de ce plan et des problèmes rencontrés. Bref, pour résumer, il sera une sorte de super fonctionnaire très bien payé mais sans réelle fonction, ni réel pouvoir.


Mais pourquoi alors nommer M. Devedjan ministre ?
La raison est claire, limpide et connu de tous les personnes qui s'intéressent un peu à la situation. Depuis les cantonales de cette année, M. Devedjan, qui avait "hérité" la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine de Nicolas Sarkozy, doit composer avec le rejeton du président qui comme son père souhaite devenir calife à la place du calife. Après avoir "hérité" du canton de Neuilly, le prince Jean, a pris la tête du groupe UMP au conseil général grâce à l'appui des Balkani, personnalités à la moralité plus qu'irréprochable comme chacun le sait.
Le prince Jean cherchait donc à grimper vite, très vite, et surtout très haut.
Face à cela, M. Devedjan cherchait à garder ses prérogatives mais ne pouvait peser devant la fronde d'une partie de l'UMP des Hauts-de-Seine et le soutien du président à son fils. Devedjan devait donc partir des Hauts-de-Seine mais aussi de la tête de l'UMP après la Bérézina de cette année dû à la politique particulièrement impopulaire du président de la République.

Après les élections, M. Devedjan avait été flanqué d'une tripoté de porte-paroles et autres secrétaires généraux de l'UMP. Cela n'a pas suffit car M. Devedjan tenait encore. Il fallait donc l'éliminer et faire passer cela pour une élévation. Voilà qui est fait avec cette nomination.
Les Hauts-de-Seine sont maintenant libre et ouvertes au Prince Jean. Pendant ce temps-là, les français qui souffrent avec la crise devront payer avec un salaire de ministre, une personne mise dans un placard doré.

La France va donc encore souffrir, les Hauts-de-Seine aussi, tout cela pour que le fils du président de la République devienne président de conseil général à 22 ans.
De tels mélanges des genres ont tendance à se multiplier.

Combien de temps encore, pourra-t-on encore admettre de tels pratiques scandaleuses ?

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