mercredi 14 janvier 2009

Sarkozy - Promesse non tenue n°1 - La baisse de la délinquance.

Sarkozy - Les promesses intenables et non tenues - Épisode 1.

J'en avais eu l'impression lors de l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" lors de la présidentielle de 2007, les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent comme le dirait l'ami Pasqua. Au cours de cette émission, que ce soit celle consacrée à Sarkozy autant que celle consacrée à Ségolène Royal, j'avais l'impression de me retrouver dans une salle des ventes de Sotheby's ou Christie's où le vote des français était mis aux enchères, les candidats Sarkozy et Royal faisant monter les enchères électorales en promettant tout et n'importe quoi. C'est d'ailleurs une des raisons qui m'avait conduit à l'époque à voter pour le 3ième homme comme bon nombre de mes concitoyens dont le discours me paraissait plus réaliste.

J'avais donc l'impression que l'on prenait les français pour des idiots à leur promettre tout et n'importe quoi en répondant à leurs attentes à coups de milliards. L'un a gagné et est depuis président de la République, et je dois dire que depuis son élection, tout va de pire en pire. Réforme constitutionnelle, affaire Tapie, étatisation de l'audiovisuel public, confusion des genres ...


Parmi toutes ces promesses, commençons par celle dont l'actuel président se glorifiait en tant que ministre, la baisse de la délinquance. Si maintenant, l'on sait que son bilan en tant que ministre de l'Intérieur était le contraire de ce qu'il affirmait (à savoir une hausse de la délinquance contre l'annonce d'une baisse), il faut voir ce que nous promettait le candidat Sarkozy.



Sa promesse était : " La délinquance doit baisser de 5%", soit !


Regardons donc si cette promesse se vérifie. Alors qu'il nous avait promis de tout nettoyer au Kärcher, c'est plutôt le contraire que l'on constate si l'on regarde les chiffres de la délinquance selon l'Observatoire national de la délinquance (vénérable institution créée par un certain ... Nicolas Sarkozy, on remarque qu'en général la délinquance a augmenté de 3%. Dans le lot, on voit que les agressions physiques (gratuites ou motivées) ont augmentées (+5,2%), de même que les viols (+3%) ou encore les escroqueries (+8,7%). Si les cambriolages ont baissé (-6,3%), les braquages se sont développés avec 11% d'augmentation.

Alors que le taux d'élucidation devait atteindre un minimum de 40% selon le président de la République, il atteint 38,17%. Ce résultat n'est pas étonnant lorsque l'on consulte les policiers qui sous couvert d'anonymat avouent qu'ils n'ont pas le temps de se plonger dans les dossiers et que pour maintenir leurs primes et donc leur pouvoir d'achat, ils préfèrent arrêter 10 prostituées pour racollage passif plutôt que d'élucider un cambriolage car cela fait du chiffre. Alors effectivement, cela fait du chiffre mais faire reculer la délinquance ce n'est pas faire du chiffre, c'est être efficace si les problèmes réellement utiles.


« Si les [chiffres] sont mauvais, eh bien on le dira aux Français. »
disait Nicolas Sarkozy. Pourtant tandis qu'il se glorifie des résultats obtenus pour les expulsions de sans-papiers qui pompent les forces de police contre des personnes peu dangereuses au lieu de les affecter à la lutte contre la délinquance, on entand pas beaucoup parler des chiffres de la délinquance, par pudeur peut-être ? ou plus surement par volonté de cacher aux français l'inégalité de l'action gouvernementale ?

"A vous de juger" comme s'intitule l'émission de débat politique du service public. Pour ma part, je préfèrerai des actions en profondeur plutôt que de multiples annonces de façade.

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