mardi 25 août 2009

L'avenir est à la glace ... chaude !

Le géant britannico-néerlandais de l'agroalimentaire, le groupe Unilever serait, selon le quotidien économique La Tribune, en train de mettre au point des glaces chaudes.

Le groupe propriétaire des marques Miko, qui commercialise les Magnum ou les Solero, les Cornetto et les glaces Carte d'Or, et Ben & Jerry's qui commercialise des glaces bio, envisage de commercialiser des glaces à température ambiante.


Les avantages à commercialiser ce genre de produits sont nombreux.
Si l'opération vise surtout pour la multinationale à rationaliser ses dépenses et à augmenter ses marges, l'impact environnemental sur l'image du groupe n'est pas négligeable non plus.

En vendant des glaces à température ambiante, il n'est plus nécessaire de congeler en usine, de transporter le tout dans camions frigorifiques pour produits congelés, et de devoir les maintenir au froid dans les points de vente (souvent des grandes surfaces) en attendant que les glaces soient achetées par les consommateurs.

Le client y gagne aussi puisqu'il n'a plus à se balader avec des sacs isotherme ou des glacières. En revenant chez lui, il n'a plus qu'à mettre sa glace au congélateur pour qu'elle se solidifie. La glace peut alors être mangé quelques heures plus tard.

A toutes les stades de la production, d'importantes économies d'énergies sont réalisées. Au passage, le groupe réalise de substanciels bénéfices tout en se donnant une image de marque plus respectueuse de l'environnement et en réduisant son empreinte écologique. Car l'enjeu se situe là, au niveau de cette fameuse empreinte écologique dont on nous rabâche le principe en permanence. Alors que la consommation des surgelés a considérablement augmenté au travers de la vente de plats préparés type poêlées de légumes ou plats cuisinés tout prêt à mettre au micro-ondes, il devient important de limiter le plus possible le recours aux surgelés.

Cette innovation d'Unilever plus que prometteuse, ouvre en fait la voie vers la commercialisation de nouveaux produits prenants en compte les contraintes environnementales non pas comme un coût mais comme une incitation à réaliser des économies et à améliorer les performances et la rentabilité de nos productions.

2 commentaires:

Philippe Tourenne a dit…

Je ne comprends pas bien quel est le problème provoqué par l'usage des surgelés... Peut on m'expliquer ?

C'est pour cela que le développement soutenable semble être une idée plus moderne que le développement durable. A trouver de la pollution dans tous les actes humains, on va bientôt ne plus pouvoir vivre du tout !

Le soutenable a ceci d'intéressant, qu'il conjugue un comportement de vie écologique au fait de continuer de vivre à peu près normalement.

Quand aux glaces à températures ambiantes, il faudra m'expliquer comment cela fonctionne. Si c'est encore à coup de produits chimiques, je n'en consommerai pas. Et Unilever ne brille pas par le côté naturel de ces productions.

La santé publique est, me semble-t'il, aussi un élément à prendre en compte dans le développement durable.

Il faut se méfier = à vouloir trop en faire, on va dégoûter les gens complètement !

Orange pressé a dit…

Je n'ai jamais eu à me plaindre des glaces Unilever. J'en consomme même régulièrement.

Le problème des surgelés est un bilan carbone désastreux. En évitant de recourir à la chaine du froid-surgelés, on économise des quantités colossales d'énergies.

Enfin, ceci est en cours de développement depuis plusieurs années. Il y a de bonnes chances de réussite à la clé.

Dans le même genre, je me rappelle qu'il y a quelques années, on pouvait acheter des sachets de poudre qui permettait de se faire du thé glacé soit-même. Maintenant, impossible de les trouver en magasin. Du coup, on doit acheter des bouteilles toutes faites ce qui coûte bien plus cher, dégage moins de marges et pollue beaucoup plus.

Il ne s'agit pas de révolutionner notre alimentation mais juste de produire autrement.