vendredi 18 décembre 2009

Copenhague. Nous allons droit à la catastrophe !

Cette phrase nous la devons à un certain Nicolas Sarkozy qui pour une fois a fait son boulot, représenter la France correctement. Dans son discours à la tribune de Copenhague, notre président a prononcé un discours qui dénonçait sans détour les obstacles à la signature d’un accord à Copenhague et mettait les dirigeants des derniers pays récalcitrants face à leurs responsabilités. Je n’aime pas Nicolas Sarkozy son attitude, ses méthodes et sa façon de parler mais force de constater que pour le coup, il a compris les enjeux et a fait ce qu’il fallait.

Certes, on peut toujours regretter qu’il n’ait pas été encore plus loin en ne parlant pas d’accord contraignant. Avec son volontarisme habituel, notre président a invité les nations-clés à discuter après diner pour parvenir à un accord. Si bien souvent, ses efforts sont sans effets, on aimerait tous y croire.


Encore de nombreux points de blocage.
Selon Yannick Jadot, on s’achemine vers une déclaration d’intention et un accord a minima.

Corinne Lepage confirme plus ou moins les choses et précise que l’accord sur la déforestation conclu entre la France et l’Ethiopie (représentante des pays africains) sur la déforestation ne fait que rajouter de l’huile sur le feu.

Les blocages se situent à plusieurs niveaux : Etats-Unis, Chine, Inde, Japon…

Pour les Etats-Unis, Barack Obama est bien conscient de l’importance de ce sommet pour l’avenir du monde mais il doit finir de faire adopter la réforme du système de santé où il a besoin du Congrès. Congrès qui est farouchement opposé à tout engagement contraignant sur le plan des émissions de CO2. En résumé, Barack Obama a la volonté mais a les mains liées. Les Etats-Unis ont cependant une large marge de manœuvre possible pour réduire leurs émissions puisque leur moyenne par personne est 3x plus élevé que celle de l’Europe. Les membres du Congrès ne semblent pas avoir pris conscience que l’écologie ça permettait de gagner de l’argent et pas que c’était une source de perte.


La Chine et l’Inde insistent sur la nécessité prendre en compte la pollution historiquement générée par les pays occidentaux. Les deux voisins soulignent aussi l’importance pour eux de ne pas avoir d’accord contraignant qui portait atteinte à leur souveraineté nationale.
En fait, pour l’un comme pour l’autre, l’idée est de tester au maximum les occidentaux et tentent d’en obtenir le maximum. Leur objectif est d’obtenir des transferts de technologie qu’ils ne pourraient avoir autrement. Entre l’Europe et la Chine, entre les Etats-Unis et la Chine, les chinois souhaitent à aboutir à un accord non contraignant mais pourraient très bien changer d’avis s’ils s’y retrouvent. Les chinois font donc monter les enchères.

L’Inde est un cas différent mais avec des objectifs similaires, mais semble plus prête à lâcher du lest que son voisin communiste.



Arrêtons de penser nations, pensons générations.
Parmi les nombreux points d’achoppement, il y en a un qui est assez choquant quand on y pense, à Copenhague on réfléchit en fonction des intérêts de l’état. Chaque pays défend ses intérêts, que ce soit la Chine ou les Etats-Unis. Mais ce que les dirigeants des pays en question ne semblent pas avoir compris que ce n’est pas tellement pour eux qu’ils négocient mais pour les jeunes de maintenant et surtout les générations futures. Il serait grand-temps que les égos nationaux laissent la place aux intérêts des générations à venir.

Si Les chefs d’État se réunissent en ce moment pour tenter de trouver une issue à la situation, espérons qu’ils n’oublieront pas le sujet.

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