dimanche 10 janvier 2010

Les perspectives après Copenhague.

Ce samedi, un débat sur le thème "Après Copenhague, que faire ?" était organisé par le club de réflexion "Valeurs démocrates". Un moment intéressant qui a attiré un public conséquent malgré le froid au CNAM (Centre national des arts et métiers). Un plateau de qualité, des idées qui ont suscité l'intérêt du public réuni.

Si Michèle Rivasi (députée européenne des Verts du Sud-Est) et Antoine Waechter (co-président de la l'alliance écologique indépendante) n'étaient pas là, les autres invités qu'étaient Patrice Hernu (président de France-Europe-Planète-Bleue), Jean-Paul Besset (députée européen Europe-Écologie du Centre), Michèle Sabban (vice-présidente PS délégué à l'environnement de la région Ile de France) et Corinne Lepage (députée européenne et vice-présidente du MoDem) ont pris la parole.

Que penser des différentes interventions ?


Patrice Hernu, 3e intervenant.
Il fut le 3e intervenant de ce débat. Un personnage avec un propos riche, trop riche au point que l'on pouvait facilement s'y perdre. Beaucoup d'idées mais un manque de clarté et de concision qui a nuit à la qualité générale du propos.

De tout ce qu'a pu défendre comme idée Patrice Hernu, j'en retiendrai surtout deux : ne pas focaliser l'avenir de l'envionnemental par le seul prisme du CO² et penser à la préservation des biotopes (lieux permettant la vie) et de la biodiversité. Ne pas penser au CO², le rappel fut salutaire. En insistant sur la nécessité de prendre en compte les différents aspects pour lutter contre le changement climatique en ne voyant pas cette question uniquement par la question du dioxyde de carbone est en effet indispensable.


Jean-Paul Besset, 2e intervenant.
Il a réalisé une présentation assez générale de l'après Copenhague et de qu'on peut en attendre que ce soit en termes d'action politique (bien peu en réalité) ou de mobilisation citoyenne (beaucoup). N'ayant pas retenue d'idée plus importante qu'une autre, je vous renvoie au compte-rendu qui sera publié sur le site de Valeurs démocrates.


Michèle Sabban, 1ière intervenante.
Présidente de l'Association des régions d'Europe, association qui réunit une bonne partie des présidents de régions ou d'États fédérés de l'Europe. Mme Sabban a insisté sur le fait qu'il fallait tout jeter de ce qui s'était passé au sommet de Copenhague. Revenant sur le discours d'Arnold Schwarnegger (gouverneur républicain de Californie), elle a rappelé à toutes fins utiles que les régions et États fédérés pouvaient contribuer pour 50% à 70% de réduction des conséquences négatives concernant le réchauffement climatique.

Il est vrai que l'on a tendance à l'oublier mais tandis que les États refusent de passer l'obstacle qu'est la lutte organisée contre le réchauffement climatique, les collectivités elles, agissent et sont motrices des changements en modifiant depuis plusieurs années leurs pratiques. Un point essentiel et très intéressant.


Corinne Lepage, 4ième intervenante.
L'intervention de Corinne Lepage est celle qui m'a le plus parlé. Révélant l'envers du décors, la députée européenne démocrate du Nord-Ouest rendait enfin lisible pour beaucoup l'échec du sommet, ses tenants et ses aboutissants ainsi que les espoirs que l'on pouvait en tirer pour l'avenir. A ce titre, avoir suivi ses pérégrinations à Copenhague via Twitter, ses différentes interventions médias ainsi que les quelques papiers qu'elle a pu écrire notamment dans le quotidien LeMonde permettait de mieux saisir ce qu'elle disait.
Du débat de samedi, on retiendra en priorité l'importance qu'elle attache à passer de "l'internationalité" à la supranationalité et d'en finir avec le régime de négociations entre États instauré par le traité de Westphalie de 1648. Un discours structuré et clair qui s'est concentré sur les points clés expliquant l'échec de Copenhague et les pistes pour parvenir à un accord général. Tout simplement, le discours qu'il ne fallait pas manquer de ce samedi.


Conclusion.
Un thème porteur, un plateau de choix, un public conséquent. La rencontre de ce samedi fut enrichissante pour les participants et le public. Un moment de réflexion très utile qui a fait le point et redonnait des raisons d'espérer. Au final, tout n'est pas perdu et de nombreuses choses sont possibles même l'accord des États.

2 commentaires:

David Guillerm a dit…

Merci pour cette synthèse, c'est cool quand on ne peut pas y être!

Orange pressé a dit…

@David : De rien !