mercredi 27 janvier 2010

Un pas en avant, un pas en arrière.

Lors de ses vœux, Martine Aubry avait eu une démarche courageuse en se déclarant ouverte pour décaler l'âge de la retraite. Mais patatra, voilà qu'hier, lors d'un entretien sur TF1 avec Laurence Ferrari, elle est revenue avec des mots choisis sur les propos tenus.


Retraite, un consensus national indispensable.
La France championne d'Europe de la natalité n'y échappera pas, il va falloir repousser l'âge de départ à la retraite. Mesure nécessaire afin de préserver le système par répartition, elle suppose un accord entre les différents partis politiques vu son importance. Notre société vieillit malgré les naissances toujours nombreuses, notre mode de vie évolue avec une durée de travail hebdomadaire en recul partout dans le monde contrebalancé par une vie active qui dure un peu plus. Le moment d'entrée dans la vie active des jeunes ayant considérablement reculé depuis quelques années, la logique suppose que l'âge de la retraite fasse de même. Or, la mesure instauré par François Mitterand a encore de nombreux défenseurs dans tous les camps.
Sur cet enjeu, la différence ne se situe pas entre les partis mais entre les français.
D'où la nécessité d'y répondre par un accord d'envergure recueillant l'assentiment de la société ou d'une large part de celle-ci.


Un clarification bien trouble.
Selon Pierre Moscovici, ce n'est "pas un rétropédalage". Mais dans les faits, difficile d'y voir autre chose. En réalité, ce n'est pas le sérieux de Martine Aubry qui est à remettre en cause ici mais les crispations au sein du Parti socialiste. La sécrétaire nationale du PS, quoi qu'on en pense, est une personne qui tente de faire correctement son travail et conscient des problèmes que la France aura à affronter dans les années à venir. Si au Mouvement démocrate, nous ne sommes pas forcément d'accord sur les solutions à y apporter, nous rejoignons la maire de Lille sur son constat, il faut agir avant qu'il ne soit trop tard.

La principale difficulté est que c'est précisément sur la passage à l'action que cela coince. Martine Aubry a fait les mains liés par le Bureau exécutif du Parti socialiste, fruit d'un subtil équilibre entre les différents courants qui le composent. Martine Aubry doit donc penser à préserver l'unité tout en menant le PS sur la voie du changement et de l'adaptation à la société actuelle.
Si la difficulté de l'exercice n'est pas à négliger, on ne peut que regretter le manque de courage l'élue lilloise.


Oublier les vieilles habitudes.
Face aux grands problèmes auxquels la France doit faire face, il convient de rassembler pour prendre les mesures nécessaires à la remise en marche du vaisseau France. Si ce n'est pas la démarche actuelle du gouvernement et de la majorité en place, les volontés individuelles ne manquent pas dans chaque camp. Alors, le combat entre conservateurs et progressistes, nouveau clivage ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Martine Aubry a-t-elle vraiment reculé ? Pas si sûr....

Communiqué du PS = marché de dupes ou coquille ?

Extrait : « Le Parti socialiste rappelle d’ores et déjà les grandes orientations qu’il défendra et ses priorités pour la période 2012-2020 : 
-
le maintien de l’age légal du départ à la retraite à 60 ans, c’est à dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite. C’est le seul droit encore attaché à l’âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons. »

Et pour la période 2010 – 2012 ?

Orange pressé a dit…

Cela reste un peu juste. Tout le monde sait très bien que les choses ne peuvent rester en l'état. Maintenant, il s'agit de modifier l'architecture tout en respectant les sensibilités de chacun.