lundi 20 septembre 2010

Une victoire. Un péril.

Fin stratège, Napoléon Bonaparte eut un jour cette phrase « Le plus grand péril se trouve au moment de la victoire. ». En remportant une victoire claire et nette, la liste des « Libres & engagés » a donc les coudées franches pour agir durant les deux prochaines années. Cette victoire est le fruit d'un travail d'équipe long et patient, sincère et fort de la part de nombreux jeunes militants démocrates.


Merci !
Mais avant tout, si la victoire a été possible, c'est grâce chers jeunes électeurs et électrices, vous qui, en vous mobilisant, avez participé à faire que la participation, même si on peut toujours mieux faire, ne soit pas non plus catastrophique. Dans un mouvement politique qui plus est pas au mieux de sa forme, il est toujours compliqué de faire monter un taux de participation, surtout quand les principaux concernés traversent une période plutôt chargée comme la rentrée.

En donnant une majorité claire à la nouvelle équipe, vous électeurs avez clairement exprimé votre volonté que l'exécutif des Jeunes démocrates ne soit pas paralysé par des enjeux accessoires qui auraient pu créer l'instabilité. Cette majorité est aussi le signe que vous avez apprécié la campagne des « Libres & engagés » sur le fond, avec un projet élaboré collectivement et sur la forme, avec une communication qui avait pour but de sortir du cadre traditionnel qui marque encore trop la manière de transmettre le message politique.


Une porte se ferme, un chemin s'ouvre.
A peine les résultats connus, au delà des traditionnelles félicitations, vous avez été nombreux à nous dire que si la victoire était belle, elle était surtout significative de l'ampleur de la tâche à accomplir. La campagne terminée, le plus dur commence donc.

L'équipe sortante a eu la lourde tâche de structurer les jeunes démocrates au sortir de beau score de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007. En créant la surprise, en suscitant l'espérance, ce moment annonçait aussi qu'il serait difficile de faire mieux, et probable de tomber. La direction sortante des jeunes démocrates devait donc mener de front sa nécessaire structuration et les divers combats électoraux qui se sont succédés. Difficile d'être sur deux aspects à la fois. On a donc reproché une relative inaction aux sortants. Si rien n'a été parfait, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

En jouant la transparence sur sa composition de liste, son projet, son organisation, l'équipe des « Libres & engagés » a reconnu qu'elle n'était pas parfaite, qu'elle ne pourrait tout solutionner mais aussi qu'à la plupart des situations, elle tenterait d'aborder le sujet et de transmettre ses idées d'une nouvelle manière en transformant une communication traditionnelle très policée en une autre plus parlante pour la jeunesse. L'exercice n'est pas simple, ainsi que l'a illustré le bide du fameux lipdub des jeunes populaires, mais il est faisable.

En choisissant aussi nettement le projet des « Libres & engagés », les jeunes démocrates ont aussi affiché leur choix vers un projet construit et riche. Au-delà de l'unité requise pour les combats futurs, il serait hypocrite de dire que le projet futur des Jeunes démocrates serait le fruit de la fusion de celui de la majorité et de la minorité nouvellement élus. Si certaines idées des Motivés seront probablement reprises par la direction des jeunes démocrates, c'est bel et bien le projet des « Libres & engagés » qui servira de matrice à l'action future des Jeunes démocrates.

L'ouverture vers nos amis des « Motivés » et leur intégration au sein de la future structure est bien sur importante mais ne se faire au détriment du projet et de l'équipe majoritaire. L'ouverture façon Nicolas Sarkozy a eu les effets que l'on connait, il serait bon de ne pas les reproduire dans un excès d'idéalisme. Les compétences sont donc au sein de la majorité mais pas seulement, elles se retrouvent chez les « Motivés » élus (on pensera par exemple à Vincent Chauvet ou Audrey Tricois) mais surtout chacun et chacune des jeunes démocrates.


Mobiliser oui, mais surtout changer.
Dans son premier message vidéo, le tout récemment élu président des jeunes démocrates, insiste sur l'importance non seulement de mobiliser les jeunes au MoDem mais aussi et surtout au sein de la société. Porteur d'un projet parlant en cette période troublée, le MoDem a des solutions à proposer que ce soit en matière de sujets classiques touchant la jeunesse comme le logement ou l'éducation, ou sur des sujets plus éloignés de ses préoccupations immédiates comme la sécurité, la défense ou les retraites. De ce message et de la manière de le porter aux jeunes, dépendra le succès des jeunes démocrates à l'avenir.


Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Et comme le dit proverbe, avant s'attaquer aux problèmes extérieurs, il est urgent de s'atteler à résoudre les problèmes internes à la structure des jeunes démocrates. Dans de nombreuses régions, il n'y pas pas ou plus de délégués identifiés pour structurer le terrain. Nombreux dans la victoire, solitaire dans la défaite, ainsi en va-t-il de la politique. Aussi, François-Xavier Pénicaud a-t-il promis de résoudre rapidement ces questions fixant comme date butoir la fin de l'année 2010. Nul doute que les adhérents n'oublieront pas ce message.

A titre d'exemple, on citera quelques zones comme le Nord ou la Bretagne dont les instances doivent être renouvelées élus très tôt, et qui faute d'actions de la part des instances nationales des jeunes démocrates vivent dans une zone de non-droit depuis presque 9 mois avec des instances de direction dont le mandat a expiré sans que pour autant d'autres soient venues les remplacer. Les choses ne sont bien sur pas bloqués et comme cela se passe actuellement en Belgique, les structures existantes expédient les affaires courantes en attendant leur renouvellement éventuel ou leur remplacement. Pas impossible à surmonter, cet aspect et biens d'autres petits désagréments doivent trouver rapidement une solution.

Premier rendez-vous pour le nouveau bureau exécutif des jeunes démocrates, les Universités de rentrée à Giens (à quelques encablures de Hyères et de Porquerolles) déplacées fin septembre pour des questions d'économies budgétaires et auxquelles on annonce une fréquentation historiquement basse. A peine la victoire consommé que la réalité revient au galop. A charge pour la nouvelle équipe d'éviter les écueils et de transformer la situation actuelle en quelque chose de meilleur.

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