mercredi 12 janvier 2011

Barre à droite !

Ce mercredi matin, Sophia Aram qui a repris la tranche horaire d'humour où officiait précédemment Gérarld Dahan, a signé un billet acide et combattif sur l'invité du jour, un certain Jean-Marie Le Pen.

Un attitude : combattive.
Dans cette chronique, on retiendra essentiellement la phrase suivante : « Jean-Marie Le Pen, vous resterez comme le thermomètre fiché dans le cul des Français pour mesurer leur degré de xénophobie ». Nul besoin de préciser que la chose n'a pas plus à l'intéressé.




On peut d'ailleurs retrouver son entretien avec Patrick Cohen en deux parties, ici :



et là :



Cette chronique en rappelle une autre d'un des prédécesseurs sur la tranche d'humour d'Inter, Stéphane Guillon.




Un changement de stratégie indispensable.
Ce chronique pugnace s'inspire au moins pour la méthode de la manière fort efficace utilisé par Bernard Tapie pour combattre Jean-Marie Le Pen. Si Bernard Tapie n'est pas un modèle de vertu, sa méthode pour lutter contre le Front national est pour le moins efficace. Pour faire court, il s'agit non pas de se placer sur le terrain de la raison mais d'être direct, parfois un peu brutal et démonter par l'ironie les arguments frontistes. Voici d'ailleurs, la vidéo en question.




Tout ceci intervient dans un contexte de remontée de l'extrême-droite dans les intentions d'opinion. A 2 mois des cantonales, le fait est inquiétant mais pas inéluctable. En 2007, Nicolas Sarkozy avait misé sur un durcissement de son discours pour vider le Front national de sa substance. Sans surprise et une fois les effets de communication dissipés, les électeurs en sont retournés là d'où ils étaient partis. Pire, les arguments du Front national ont infusé dans la politique du gouvernement. Un changement dont Brice Hortefeux et ses deux condamnations en justice en sont le symbole éclatant.


A l'avenir, combattre pied à pied.
Le journal « Le Monde » publie aujourd'hui sur la séduction de plus en plus large qu'exerce le Front national. On aurait tort de croire que ce n'est qu'un feu de paille. Dans ce contexte, le résultat du Front national en 2007 apparait plus comme un accident qu'autre chose. Se souvient-on qu'en 1995, Jean-Marie Le Pen avait réalisé un score autour de 15%. Sept ans plus tard, le même Le Pen se qualifiait pour le second tour avec un peu plus de 17% des voix. En 2007, son score a atteint les 10,44%. Durant 3 ans, la tassement du Front national laissait présager un recul réel de l'influence de l'extrême-droite. Las, la crise de 2008 et la politique d'inégalités croissantes mise en place par Nicolas Sarkozy n'a fait que l'accroitre. Il convient de se rappeler en effet des scores du Front national en 2010 aux régionales où Jean-Marie Le Pen et sa fille ont dépassé les 20%.

Plus que jamais, donc, c'est un combat féroce qu'il faut livrer pour combattre le Front national.

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