jeudi 12 février 2009

It's payback time !


Le 19 Janvier dernier, le magasine Fortune titrait "Sending Wall Street to jail" avec en sous-titre "They sack your money. They wrecked the economy. Now, it's payback time." ce qui signifie pour les non-anglophones, "Ils ont pris votre argent. Ils ont mis l'économie par terre. Maintenant, c'est le moment de rendre l'argent !

Publication n'étant pas dirigé par des gauchistes mais par de vrais libéraux au sens original du terme, cette thématique a été reprise la semaine suivante par le magasine Marianne qui titrait "Rendez l'argent !". Pour faire court, les journalistes se posaient la question de savoir où étaient passés les milliards engrangés par les spéculateurs, les banquiers et les traders qui se sont gavés et surgavés d'argent pendant des années et qui maintenant voient leur entreprise renflouées par les États selon le principe "La société gagne, je gagne, la société perd, l'État nous sauve". Barack Obama a décidé que les grands patrons américains dont les entreprises bénéficient du plan de relance verraient leurs rémunérations limités à 500 000$/an. Initiative logique, que la patronne du Medef Mme Parisot a dénoncé, rétorquant que les patrons sont responsables et savent se limiter.
On a en effet pu voir durant des années comment les patrons se sont effectivement limités en se bourrant de stock-options, de primes et rémunérations en tout genre type golden parachute ou golden hello. Bref, l'auto-régulation du système étant une illusion le président américain a piqué une colère et agi en conséquence. M. Sarkozy qui souhaite "refonder le capitalisme" s'est empressé ... de ne rien faire.

Mais alors, que la crise bât son plein, on vient d'apprendre qu'aux États-Unis tandis que la banque Meryll Linch accusait une perte colossale de $29 milliards et bénéficiait du soutien de l'État américain, que 700 employés de la dite banque se partagés la somme astronomique de 4 milliards de dollars soit près de $5 714 285,71 soit 4 440 685,71 € par personne. Bien que perdant des sommes folles du fait de ses mauvais investissements la banque d'affaires a continué à payer généreusement les responsables de sa situation catastrophique. La paiement a eu lieu juste avant que Meryll Linch soit rachetée par Bank of America soutenue par l'argent du contribuable américain.
Cette affaire éclate alors que les filiales de marché des 2 entités sont actuellement en train de fusionner et que l'on nettoie les placards en sortant tous les cadavres. Les dirigeants de Meryll Linch appellent cela des "primes de retenue" (pour garder les bons éléments), personnellement j'appelle cela un hold-up !

Alors que les contribuables de tous les pays raquent des milliards pour sauver les banques de la faillite, qu'ils allourdissent leur note d'impôt pour des années et que les plus pauvres paient un lourd tribu à la crise, il est complètement immoral et scandaleux de voir encore de telles pratiques au sein de système financier. Bank of America estime ne pas avoir eu connaissance de cela, en fait, en sous-main les dirigeants de Bank of America ont essayé de réduire la taille de ces bonus mais affirmaient que ce Mercredi "Nous avions un droit de consultation mais au final la décision leur revenait [aux dirigeants de Meryll Linch]". Si chacun des 700 employés a reçu un minimum de $91 000 ce qui est déjà conséquent, 4 d'entre eux ont reçu $121 millions, 20 ont reçu $8 millions et 53 personnes plus de $5 millions selon M. Cuomo, procureur général de l'État de New-York qui a annoncé le lancement d'une procédure pour violation des lois de l'État et parle sans détour de la restitution des fonds versés à la banque pour compenser les pertes enregistrées par elle. Pour James Wiggins, porte-parole de Morgan Stanley, déclare que ces rémunérations sont fonctions des bénéfices réalisées durant l'année 2008 et non 2009 et que ce ne sont pas des fonds gouvernementaux. Pour lui, "Il est important que nous retenions les autant des meilleurs financiers que nous le pouvons."

Rappelons tout de même que Meryll Linch a reçu $10 milliards de la part de l'État américain et Citigroup $50 milliards auxquels s'ajoutent l'aide reçu par Bank of America pour racheter Meryll Linch ainsi que les aides du 2e plan de soutien au secteur bancaire qui devrait intervenir en 2009.
Alors que le contribuable est saigné aux 4 veines, comment faire avaler aux classes laborieuses et moyennes qui sont en première ligne de la crise provoquée par ces personnes incompétentes que leur argent sert à payer les responsables de la crises ?
Comment expliquer à ces mêmes contribuables que les dirigeants des banques aidées loin de vouloir réduire leur train de vie compte bien le maintenir ?
Comment encore expliquer que les responsables de la crise financière qui se sont empiffrés pendant des années au prix d'un sacage des économies mondiales ne rendent pas les bonus reçus pour éponger la note ?

Maintenant, messieurs, il est temps de passer à la caisse, d'assumer vos responsabilités et payer la note de vos folies, bref de rendre l'argent !

Comme le titre Fortune : "Now it's payback time."

Références : New York Times, Fortune, Marianne ici et .

2 commentaires:

KPM a dit…

Merci pour cet article, mais évite d'utiliser un traducteur automatique la prochaine fois ;-)

Orange pressé a dit…

C'est gentil mais le traducteur automatique c'est moi, je n'ai pas utilisé de logiciel de traduction.