mardi 14 avril 2009

L'Affaire Salengro, chronique d'une calomnie.



Ce mardi soir, France 2 diffusait le film "L'Affaire Salengro" que j'ai regardé. Au-delà de l'affaire Salengro qui montre la bêtise humaine qui consiste à calomnier est définitivement éternelle et qu'elle peut briser tous les hommes, même les plus solides.

Je dois dire que j'ai été particulièrement retourné par ce film. Nordiste de naissance et une bonne partie de l'année, je comprends parfaitement l'esprit, l'âme et la conviction qui pouvait animer Roger Salengro dans son engagement politique.

Ce film raconte comment un homme intègre qui avait avant tout le souci de ses compagnons, de la vie humaine, de la France et qui est mort victime de la calomnie.

Certains sont un jour ou l'autre détruit, bouffé de l'intérieur par ce poison qu'est la calomnie. C'est ici que la phrase de Beaumarchais prend tout son sens dans la bouche du personnage de Léon Blum : "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !".

Un film à voir donc pour ceux qui ne l'ont pas vu, tiré du livre "Roger Salengro, chronique d'une calomnie" qui est apparemment en réédition. Moyen essentiel pour comprendre ce phénomène qu'est la calomnie, je vous invite donc à le voir. La calomnie, loin d'avoir disparue est toujours un moyen qui prospère et est utilisé pour salir les hommes et les réputations.

1 commentaire:

zen49 a dit…

Bonsoir à tous les bloguistes,

Les quelques jours passés dans les Abers et le LEON ont été un peu frais mais très ensoleillés. Comme dit Kerso, " en Bretagne, il ne pleut que sur les cons ".

Dans la page Télévision du Courrier de l'Ouest d'aujourd'hui, on pouvait lire en gros titre
" Salengro-Bérégovoy : un même destin "
" Yves Boisset signe le portrait d'un homme injustement déchu, un ministre aux pieds d'argile."

Un film exceptionnel diffusé sur FR2. Un acteur exceptionnel dans le rôle de Roger Salengro, monsieur Bernard-Pierre Donnadieu qui n'était pas sans ressemblance avec Pierre Bérégovoy mort le 1er mai 1993 ?

Question à Yves Boisset :

Pourquoi le choix de Roger Salengro ?

Sa réponse ( troublante ) : " J'ai d'abord pensé faire un film sur Pierre Bérégovoy. Je suis convaincu qu'il a été assassiné, deux balles dans le crâne, je l'ai vu sur des scanners, laissent en effet peu de place à la thèse du suicide...Mais cela n'a pas été possible."...

Je vous laisse à vos méditations nocturnes sur la phrase prononcée par le Président Léon Blum à la fin du film : " Le suicide de Salengro est la première grande défaite du Front populaire "
Bonne nuit à vous
zen49