jeudi 4 juin 2009

Fête de l’Europe à Lille, avec Corinne Lepage, Olivier Henno et François Bayrou.


Ce Mardi 02 Juin 2009 avait lieu une grande fête de l’Europe à Lille-Grand Palais. Devant plus de 1200 personnes, cette grande fête a été l’occasion de rappeler l’importance d’aller voter le dimanche 7 Juin prochain et d’y envoyer des députés compétents.


Dans le Nord, on sait faire la fête !
Ce n’est pas qu’une légende, dans le Nord, on sait faire la fête. Les personnes venus assisté à cette grande fête de l’Europe se sont vus offrir dès leur arrivée un drapeau européen, ainsi que de quoi se mettre en orange pour ceux qui n’étaient pas encore équipés. Tout le monde a ensuite pu prendre un rafraichissement bienvenu lors d’une journée qui se révélait chaude et pu papillonner autour des nombreux stands disséminés à l’entrée de la salle. La boutique souvenir et la librairie où les derniers succès de librairies tel que « Vivre autrement » de Corinne Lepage ou encore « Abus de pouvoir » de François Bayrou. Après avoir pris place, les spectateurs ont eu la surprise de voir venir des carnavaleux de Dunkerque dont la présence a été saluée par de nombreux applaudissements et démontrant faisant de cette fête de l’Europe un grand moment.

La liste pour le Nord-Ouest : quels candidats ?
Tandis que Corinne Lepage, Olivier Henno et François Bayrou qui revenait de Rouen se préparait, les diverses personnes candidates sur la liste du Mouvement démocrate se présentant dans le Nord-Ouest ont eu l’occasion de se présenter. Détaillant le pourquoi et le comment de leur engagement à être sur cette liste, les candidats tels que Marie Dancourt-Cavanagh, Samia Boukhalfa, Florent Saint-Martin ou encore Martine Beuraert.
L’occasion de rappeler que le choix des candidats a été fait en mettant en avant les compétences, l’expérience et l’implantation locale de chacun. L’occasion de rappeler pour Marie Dancourt-Cavanagh que les personnes présentes sur cette liste l’étaient par choix et qu’elles n’y allait pas à reculons.


Prises de parole à la tribune.
Prenant la parole en premier, Jean-Marie Vanlerenberghe rappelait la valeur de la liste sans toutefois refaire la présentation des candidats et de rappeler notamment la présence du MoDem sur le terrain pour parler avec leurs concitoyens et faire campagne. Le maire d’Arras relevant que souvent, le MoDem était bien seul pour expliquer aux français l’importance de voter pour les élections européennes. Et Jean-Marie Vanlerenberghe de poursuivre en dénonçant le « TCB (tout sauf Bayrou) » dans lequel se sont lancés les différents concurrents du MoDem dont entre autres l’UMP, le PS et les Verts d’Europe-Écologie. Cette fête de l’Europe marquant un point fort de la campagne et étant le moment de rappeler encore une fois que décidément et malgré les déclarations d’intention, seul le Mouvement démocrate montrait de l’intérêt pour la cause européenne.

Les têtes de liste.
Ce fut ensuite le tour d’Olivier Henno de prendre la parole et avant de démarrer son discours de remercier et de féliciter le rôle des équipes de campagne en rappelant que sans toutes ces personnes de l’ombre, la campagne ne serait pas ce qu’elle est. Après ces quelques mots, Olivier Henno a rappelé les enjeux importants de cette campagne électorale européenne et notamment l’importance de l’Europe dans la crise que nous vivons actuellement. La réponse à cette crise ne pouvant qu’être européenne pour être réellement efficace, citant à l’appui de sa démonstration les initiatives désordonnées pour aider le secteur automobile qui est très important dans la région Nord-Ouest.
Si pour Olivier Henno reprenant les critiques à l’encontre de François Bayrou « Il serait narcissique ! (dixit Martine Aubry) » c’est qu’ils « le reconnaissent comme un redoutable adversaire ». Insistant sur la nécessité de développer l’économie verte, Olivier Henno reprenant les propositions présentes dans le programme du MoDem de préciser « Nous ne devons rien aux Verts avec Corinne Lepage ».

Corinne Lepage, dont les compétences et l’engagement en faveur du développement durable et de la cause écologiste ne sont plus à démontrer, de montrer sa colère devant l’inaction des gouvernants actuels pour lancer une véritable relance verte d’envergure « J’enrage de voir ce que les chinois, les américains ou encore les sud-coréens mettent sur la table pour relancer l’économie par le vert. Nous sommes en train de perdre une chance historique que nous offrait la crise ». Corinne Lepage rappelant à de nombreuses reprises que sur les $ 440 milliards de relance verte, la Chine (200 milliards), les États-Unis (160 milliards) et la Corée du Sud (45 milliards) avaient opté pour des plans massifs et avaient parfaitement compris l’importance de développer toutes les industries liées au durable. L’occasion pour Corinne Lepage d’adresser un message à Daniel Cohn-Bendit un message « Daniel Cohn-Bendit rappelle à l’envie qu’il faut vivre autrement. Je tiens juste à lui rappeler que c’est moi qui ait écrit Vivre autrement et pas lui ! ».
Moment aussi de noter que le MoDem n’avait pas de leçon à recevoir des Verts en matière d’écologie, Corinne Lepage de dire que le slogan « Quand l’Europe veut, l’Europe peut » de l’UMP était un peu court et de dénoncer « Le programme de l’UMP tient en un mot : la présidence française de l’Union Européenne ». Corinne Lepage dénonçant le manque d’intérêt des médias pour le débat européen, ainsi de dire « Le manifesto que Gilles Pargneaux (PS) brandit comme un talisman ne comporte que des généralités » du type « nous sommes pour un salaire décent dans un monde de paix ». Je ne connais personne qui soit pour un salaire indécent dans un monde de guerre ». Dénonçant les hypocrisies de certains qui promettent un « Pacte social » dont ils avaient déjà fait une promesse de campagne en 1999, Corinne Lepage a insisté sur les nombreuses visites de terrain à la rencontre d’ouvriers, de syndicalistes, de migrants, d’associations, d’entreprises en bonne santé et d’autres en moins bonne, de pêcheurs insistant sur la nécessité de faire la construction européenne avec ceux qui vivent les problèmes au quotidien et non pas dans un bureau coupé du monde. Histoire aussi de rappeler que seul le MoDem demande à ce que toutes les questions qui allaient être l’objet de prises de décisions au niveau européen soient rendues publiques 3 mois avant leur discussion afin de permettre le débat public. Histoire aussi de rappeler aussi que seul le MoDem avait des propositions précises pour sortir l’Europe de l’inaction à laquelle la soumettait le couple Sarkozy-Barroso.


Le discours de François Bayrou.
François Bayrou a remercié les personnes venues participer à cette grande fête de l’Europe, avant de demander à tous les participants d’observer une minute de silence en mémoire des disparus du vol Air France AF 447 entre Rio de Janeiro et Paris.
Après ce moment de recueillement, François Bayrou rappelant l’importance de faire de « l’Europe une affaire de citoyens » a insisté sur la nécessité de parler à la fois de le France et de l’Europe en même temps. Prenant des exemples dont l’actualité récente montre la nécessité d’une réponse coordonnée entre le national et le niveau européen, François Bayrou a abord les questions de la sécurité dans les établissements scolaires avec la volonté gouvernementale d’installer des portiques de sécurité dans les établissements scolaires, la question de l’immigration sur laquelle Corinne Lepage avant lui avait insisté rappelant l’urgence d’une autre réponse et d’une politique commune dans ce domaine et de dire « quoique l’on fasse, on n’empêchera jamais les pauvres de vouloir aller chez les riches pour sauver leur peau ». François Bayrou a aussi insisté sur la question universitaire et jugé que « le gouvernement a laissé pourrir la situation » alors qu’il fallait plutôt dialoguer avec tous les acteurs dans ce domaine crucial pour l’avenir. Soulignant le rôle croissant dans le domaine de l’enseignement supérieur, François Bayrou a insisté sur la nécessité d’une collaboration plus étroite entre la France et l’Europe afin de faciliter l’intégration des jeunes diplômés dans le monde du travail.
Déclarant « l’Europe et la France, c’est le même mouvement. L’Europe ne doit plus se faire sans l’Europe et les citoyens » et d’insister sur l’importance de rendre publiques les décisions prises par le Conseil des ministres de l’Union Européenne pour « éviter le sketch que l’on vient de nous faire pour le lait. Pour la 1000e fois, le ministre français (M. Barnier) approuve la décision puis rentre à Paris et dit que c’est la faute à Bruxelles. Nous voulons que tout soit assumé publiquement ».
Pour finir, François Bayrou a appelé au vote car « l’abstention massive arrange certains politiques car elle favorise les votes automatiques » et de souligner qu’un seul bulletin de vote est capable de faire bouger les lignes et d’obliger les partis traditionnels à changer : « Il n’y a qu’un seul bulletin qui garantisse qu’ils vont être obligés de vous entendre et de changer, ce bulletin n’est pas difficile à trouver sur la table de vote, quel que soit le nombre astronomique de listes présentées, dix-huit dans cette région, vous voyez qu’il est très difficile de faire le tri… Mais notre bulletin est très facile à trouver, il est imprimé en orange !… »

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