mardi 28 juillet 2009

Sarkozy, le malaise médiatique.


Ce fut l'évènement de ce dimanche, éclipsant la victoire de Contador dans le Tour de France que l'on espère à l'eau claire sans trop vraiment y croire. Mais qu'est-il donc arrivé à notre sportif de président ?

Selon les médecins militaires de l'hôpital du Val de Grâce, un simple malaise vagal. Pourquoi alors cet emballement médiatique ? L'évènement est-il si important que cela ?
Et puis, d'abord, c'est quoi un malaise vagal ?


Un malaise vagal, c'est quoi ?
Il s'agit en fait selon Wikipedia, confirmée par différentes sources, que c'est un malaise qui intervient chez les personnes généralement chez les personnes jeunes, en bonne santé et qui ne présentent pas de risques particuliers. Les facteurs les plus connus pouvant le causer sont le stress et les efforts intenses mais il arrive aussi souvent que la cause ne soit pas trouvée. Selon le site du International Herald Tribune, il se serait produit par un effort trop intense sous la chaleur, ce que confirme les premiers éléments rendus publics. Le malaise de Nicolas Sarkozy serait en effet intervenu vers 13h35 dans le parc du Pavillon de la Lanterne à Versailles.

Ces éléments connus, on peut faire plusieurs remarques. D'abord, on peut douter du discernement de notre président qui se dit être un sportif accompli pratiquant régulièrement le vélo et le jogging. Et là, il semble important de rappeler les règles de base du coureur à pied. Ces règles sont simples mais servent à éviter les malaises voir simplement à rester en vie. Tout bon coureur à pied les connaît et les respecte. Mais, beaucoup de personnes qui courent en amateur de façon très occasionnelle ne les respecte pas soit par ignorance, ce qui est malheureusement souvent le cas, soit par volonté de vouloir maigrir rapidement et à tout prix. Ces règles sont les suivantes : éviter de faire une séance longue rare et plutôt préférer les petites séances répétées, éviter les efforts trop intenses (au moins surtout si on pratique occasionnellement), s'hydrater très régulièrement avant et après même si l'on a pas soif, éviter de courir sous la chaleur en courant tôt le matin ou tard le soir, ne pas courir entre 12h et 16h lorsque le soleil est à son zénith pour éviter les coups de soleil mais surtout les coups de chaleur.
Notre président n'a pas respecté plusieurs de ces règles en courant en plein milieu de journée sous la chaleur. Il s'est donc fait prendre comme un vulgaire quidam qui décide de courir pendant les vacances sous la chaleur estivale et en a donc subi les conséquences avec un malaise. Mais, heureusement, sa fonction lui permet d'avoir en permanence à ses côtés toutes les personnes nécessaires pour l'évacuer et le soigner, mais tout de même, un tel comportement relève au mieux de l'inconscience, au pire de la bêtise. On peut croire qu'il y a un peu des deux.


La surmédiatisation d'un non-évènement.
A peine le malaise de notre président connu grâce à un témoin de la scène qui a vendu la mèche alors que le service communication de l'Élysée voulait tout verrouiller et ne pas communiquer, les médias français se sont déchainés sur le sujet. Dès lors, impossible pour les habitués des chaînes info ou même généralistes d'échapper au sujet qui s'est invité jusqu'au podium du Tour de France. Toute la soirée, les médias surtout la télévision, moins la radio ne parlait que de cela, à ce demander si ce sont bien des journalistes qui faisaient le boulot ou des commentateurs sportifs chaque moment avec précision. Histoire de mesurer un peu la réelle importance d'un évènement qui pour moi n'en était pas un, je me suis rendu sur les sites internet des médias étrangers notamment anglophones et j'ai zappé sur les chaines info anglo-saxonnes que sont BBC World, CNN, Sky News, Al Jazeera pour me rendre compte de l'importance de ce qui venait d'arriver à notre président. Résultat, rien ou presque, et un bref reportage sur la déclinaison anglophone de France 24.

The International Herald Tribune publie un bref article mentionnant succinctement le déroulé des évènements et l'emballement médiatique, mais rien de plus. Bien loin de la médiatisation en France où dans la matinée de ce Lundi 27 Juillet 2009, le nombre de journalistes attendant avec impatience la sortie du président était impressionnant. Le jeu principal consistant à savoir dans combien de temps, le président de la République allait sortir de l'hôpital, dans quelle position et si sa femme allait l'accompagner. Signe de la reprise en main de médias notamment de la télévision par l'exécutif ? Je le pense sincèrement. On en vient au point de se demander s'il reste des journalistes compétents en France.


En résumé, l'évènement était si important qu'il est à peine mentionné ailleurs qu'en France.

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