mercredi 23 septembre 2009

Et si finalement le salut venait d'en-bas ?

Lundi dernier, j'annonçais ici-même plusieurs points qui devaient être abordé au niveau local. Après ce Conseil départemental, je suis de plus en plus convaincu d'une chose : le salut ne peut venir que du niveau local, de la base. Si au niveau national, la gestion interne du Mouvement démocrate est très dirigiste, les exigences démocratiques sont plus respectées au niveau local.

Lors du Conseil départemental du Nord, j'ai enfin pu traduire dans des instances officielles du Mouvement démocrate, la vision de beaucoup de militants démocrates. Évidemment, des dents ont grincé et on m'a reproché beaucoup de choses : opposer les anciens [UDF] et les nouveaux [MoDem], de trop critiquer sans proposer ou encore d'être un idéaliste. A côté de cela, j'ai pu constaté que pour beaucoup je ne faisais que dire et traduire la pensée de beaucoup de militants. Bref, des débats animés sur les évènements de l'été, sur le discours de Marielle de Sarnez à Marseille ou encore sur l'offre de dialogue.

Sur le positionnement en général.
Bien évidemment, la question des alliances est venue sur le tapis. Si l'indépendance au 1er tour des régionales n'a pas été remise en cause, la question du 2nd tour. Pour partie, Marielle de Sarnez a raison et l'idée d'un rapprochement avec le PS pour construire l'alternance est le signe d'une proposition réellement originale. Pour une autre partie, ce positionnement décidé sans demander leur avis aux militants nous engage sur une pente dangereuse et remet en cause le positionnement décidé en 2007. Il y a donc, en quelque sorte, une ligne de fracture qui m'apparaissait pas si claire avant. C'est donc un point à surveiller pour les prochaines régionales.
Toutefois, si les avis sont tranchés sur le discours de Marseille, les points de vue convergent sur un point : une alliance crédible est un regroupement autour d'idées structurantes.
A ce niveau, j'ai pu défendre le positionnement suivant : nous partageons beaucoup avec Europe-Écologie.

En effet, en reprenant à peu de choses près les éléments fondateurs du discours du Mouvement démocrate à sa création, Europe-Écologie se recentre et vise à occuper l'espace que le MoDem est selon moi en train de laisser libre par son passage de la logique de l'indépendance à un paysage politique qui se diviserait entre conservateurs sarkozystes et un camp de l'alternance.
Je pense qu'en penchant pour la 2e vision du paysage politique François Bayrou se trompe pour ses régionales.


Les régionales en elle-même.
Constat général, le calendrier est très serré. Évidence souligné sur ce blog depuis plusieurs mois, nous n'avons pas de temps à perdre. Cependant, signe d'espoir, une prise de conscience a eu lieu et un calendrier a été arrêté. L'organisation démocrate a pris forme et les points que je soulignais lundi dernier sont soit réglés soit en passe de l'être. Alors que dans le même temps, l'organisation nationale des régionales n'est pas vraiment sur pied. Il me semble donc que l'espoir dans ces régionales viendra d'en bas, de l'aspect local où les principes démocratiques sont bien mieux respectés qu'au niveau national. Alors qu'au niveau national, le Conseil national n'exerce pas ses prérogatives et avalise sans broncher ou presque les décisions prises par François Bayrou, au niveau local, on peut s'exprimer et voir son point de vue pris en compte dans le processus décisionnel.

L'espoir viendra donc d'en bas et pas d'en haut.

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