jeudi 19 novembre 2009

Le piège se referme...


... sur des irlandais héroïques.

C'est ainsi que titre le grand quotidien irlandais « The Irish examiner ». Et force est de constater que cela résume parfaitement la situation.


Des irlandais qui méritaient d'aller en Afrique du Sud.
Si au match aller, les irlandais avait voulu jouer le match nul. Au match retour au Stade de France, les irlandais et leur "esprit de combat", le fameux « fighting spirit » ont tout tenté pour gagner. Démarrant la rencontre sur les chapeaux de roues, les irlandais ont complètement dominés des français ternes et complètement bloqués par l'enjeu. Concrétisant leur domination par un superbe but à la 33e minute, les irlandais ont tout simplement mieux joué que les français. Ou plutôt devrait-on dire que les irlandais étaient les seuls à jouer.

Soutenue, par un public irlandais assez important malgré les mesures mises en place par la fédération française de football, l'Irlande a fait de son mieux. Et les supporters irlandais amateurs de beau jeu ont pu voir que leur équipe nationale n’était pas ridicule face à des français jugés largement supérieurs sur le papier mais qui n’ont pas réellement traduit cela sur le terrain.
Le jeu irlandais était meilleur bien qu’un peu brut et la sélection au trèfle en voulait plus. Si dans cette rencontre, le vainqueur devait être désigné par l’envie de gagner, c’est l’Irlande qui aurait mérité d’avoir son billet pour Johannesbourg et pas la France.


La France, franchement mauvaise.
Après le match, l’ancien défenseur de l’équipe de France Bixente Lizarazu a parfaitement résumé la situation : les irlandais étaient meilleurs, on a eu du bol, c’est un match à oublier. Arsène Wenger n’a pas démenti la chose.

Bien sur, on est content que la France soit qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde mais être qualifié dans cette manière non, ça ne passe pas. Les supporters irlandais n’avaient qu’un mot à la bouche à la fin de ce match « Cheaters ! Cheaters ! » (Tricheurs ! Tricheurs !) et ils avaient raison. Pendant presque toute la rencontre, la France a été dominée par une Irlande supérieure dans presque tout. La France n’avait pas la niaque, l’envie de gagner. Il a fallu attendre la 70e minute de jeu pour voir la sélection française se réveiller et tenter quelques actions.
Pendant ce temps, Hugo Lloris qu’on peut remercier tellement il a été bon tentant des actions qui relevaient parfois du kamikaze pour sauver ses partenaires.
Durant cette rencontre, la France a bénéficié d’une chance inouïe et est passé à plusieurs reprises très près de la correctionnelle voir de l’humiliation. Nous avons eu tellement de chances que je me suis avant même le but providentiel qu’avec une telle chance, nous ne pouvions pas perdre ce match.


La « main de Dieu », ou quand Henry fait du Maradonna.
La plus fameux but de la main qui ait jamais été marqué date de 1986. Il est tellement emblématique que sa seule évocation suffit à la relier à son auteur Maradonna. Hasard ou pas, il se trouve que c’est précisément Maradonna qui est le sélectionneur de l’équipe nationale d’Argentine pour cette coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Alors que la France était lors de ces prolongations au fond du gouffre, sur un coup de Florent Malouda alors que Thierry Henry et Sébastien Squillaci étaient hors-jeu, Thierry Henry contrôle deux fois le ballon de la main avant de centrer pour William Gallas qui met le ballon au fond des filets de la tête. L’arbitre suédois qui n’a rien vu, regarde le capitaine français mais sans lui demander s’il a mis la main ou pas. Les irlandais qui ont tout vu, comme les milliers de supporters que se trouvaient à proximité étaient eux consternés par la décision de l’arbitre.

Thierry Henry avouera la faute après le match par cette phrase : « Il y avait main, mais je ne suis pas l'arbitre. Il ne siffle pas. Je continue à jouer... ». Alors certes, ce n’est pas très juste mais c’est ainsi. Les enjeux sont tellement importants que ce soit au niveau sport ou financier pour qu’un joueur se dénonce. C’est à l’arbitrage de faire la différence. Depuis plusieurs années, je suis partisan de l’introduction de l’arbitrage vidéo comme cela existe pour le rugby afin d’éviter des erreurs d’arbitrage aux conséquences désastreuses. Malheureusement, ce n’est pas l’avis des dirigeants de la FIFA ou de Michel Platini, président de l’UEFA qui lui préfère un arbitrage à cinq.

Alors oui, c’est dur pour l’Irlande, oui, c’est injuste mais c’est ainsi ! Récemment, le LOSC (club de football de Lille) s’était fait refusé des buts parfaitement valables et était victime d’un arbitrage défaillant qui signalait des fautes inexistantes tout en ne sifflant pas les fautes de l’adversaire. Comme on dit, c’est le football. La vie est injuste mais on doit faire avec. Cette fois, la chance était de notre côté, on ne va s’en plaindre.

C’est donc avec un goût amer dans la bouche que la France ira en Afrique du Sud à la place d’irlandais qui n’ont pourtant pas démérités. Espérons toutefois que la France jouera mieux car si elle renoue avec ses vieilles habitudes et nous refait un match comme ça, il y a de quoi s’inquiéter. Il reste encore beaucoup de travail à faire.


En résumé, un match à oublier où la France a été mauvaise et qui lui offre de façon injuste un billet pour la phase finale de la Coupe du monde brisant ainsi le cœur d’irlandais amateurs de beau football.

2 commentaires:

JF le démocrate a dit…

... et malheureusement on va conserver Domenech... Un "Reset" global n'aurait pas fait de mal pour le futur, surtout vues les conditions du but décisif...

Enfin, on verra ce que ça donnera en 2010. D'après ce que j'ai pu lire, E. Denis a accepté la demande en mariage de R. Domenech. Au moins, ça nous évitera de nous couvrir de ridicule.

Orange pressé a dit…

Oui, il faut redéfinir au niveau global le football français. Le parcours de 2006 doit beaucoup au retour de Zidane en équipe de France. Cette fois, nous avons Ribéry, Anelka et Gourcuff. Reste à faire coopérer tout ce beau monde et à sélectionner Trézéguet !