mardi 1 décembre 2009

21 ans déjà ! Et toujours autant à faire...

Aujourd'hui, nous célébrons la 21 e journée mondiale de lutte contre le SIDA. Si les contaminations ont diminués, le nombre de personnes porteuses du VIH est toujours aussi important.

Historique de la création de cette journée (source ONU).
En 1988, l'Assemblée générale de l'ONU a exprimé sa vive préoccupation à propos de la pandémie de SIDA. Notant que l'OMS avait proclamé le 1er décembre "Journée mondiale du sida", l'Assemblée a souligné l'importance de cette manifestation (résolution 43/15). Aujourd'hui, plus de 33,4 millions de personnes sont séropositives ou sidéennes.
Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies est l'un des objectifs du Millénaire pour le développement. Les 191 états membres de l'ONU se sont engagés à réaliser, d'ici à 2015, ces objectifs.

Le thème de la Campagne mondiale contre le SIDA actuelle (pour la période 2005-2010) est " Arrêtons le SIDA. Tenons notre promesse".


Des signes d'espoir.
Depuis l'apparition de la maladie, c'est un total d'environ 25 millions de personnes qui sont mortes du VIH et un totale de 60 millions de personnes qui ont été infectées. Chaque année, le virus tue un peu plus de 2 millions de personne ce qui correspond approximativement à la population de Paris intra-muros.
Si le directeur de l'ONUSIDA, Michel Sidibé s'est félicité que le nombre infections aient baissé d'environ 17% sur les 8 dernières années et que "la plupart des progrès s'observent en Afrique subsaharienne" et que "La bonne nouvelle c'est que nous avons des preuves que les baisses que nous observons sont dues, au moins en partie, à la prévention". Si le nombre d'infections a baissé dans cette région, il reste notablement élevé.
Autre indicateur d'espoir, la mortalité du à la maladie baisse aussi grâce à la diffusion des trithérapies génériquées. Ces dernières ont aussi permis d'éviter la transmission de mère à enfant dans près de 200 000 cas.


Ne pas relâcher les bras.
Si les campagnes de prévention commencent à montrer leurs effets, il faut aussi penser à les adapter. Ainsi, les campagnes qui ciblent actuellement les jeunes, les homosexuels et les personnes prenant de la drogue ne se sont pas encore adaptées dans nombre de pays.
De fait, les modes de contamination changent. La transmission entre partenaires hétérosexuels a fortement augmenté. On observe aussi le développement de la transmission aux partenaires sexuels de drogués.
Il ne faut pas donc pas relâcher nos efforts en matière de prévention et imaginer pour toucher ceux qui ne sont pas encore informés ou assez conscient du danger encouru.

Car, chaque jour, ce sont environ 7 400 personnes qui sont contaminées.
Et M. Sidibé (directeur de l'ONUSIDA ndlr) de préciser : "A chaque fois que nous commençons à soigner 2 personnes, 5 autres sont infectées".

1 commentaire:

Thierry P. a dit…

Bon billet qui rappelle que ce virus n'a pas disparu... loin de là.