dimanche 24 janvier 2010

Régionales. Un début un peu terne.

Un début de campagne un peu terne, c'est l'impression que ressort ici et là. Après une année 2009 à oublier pour le Mouvement démocrate, les élections régionales de Mars 2010 sont annoncées par beaucoup comme l'occasion de se refaire une santé. Yann Wehrling déclarant que rien ne valait une bonne victoire pour faire oublier les défaites passées. Mais d'un autre côté, les doutes de nombre de personnes sont compréhensibles. Difficile en effet de repartir après le coup reçu en Juin.


Des bons et des moins bons.
De la série de discours des têtes de liste fraichement investies par un Conseil national réuni entre deux portes, on pourra retenir une certaine hétérogénéité dans les propos. Ainsi, les discours de têtes de listes normandes ont été assez bons, tout comme celui d'Olivier Henno qui a pris eu une approche originale qui tranchait avec les autres orateurs. Azouz Begag a lui un raisonnement que je ne partage pas forcément mais construit et posé.

Yann Wehrling a de son côté alterné entre le bon et le mauvais. On pouvait s'attendre à mieux. L'alsacien nous livre souvent un raisonnement carré et logique. Là, un peu moins.

Les discours manquaient d'accroche étaient ceux d'Alain Dolium et Marie Grafteaux-Paillard. Tandis que le 1er ne semble toujours pas avoir pris conscience de l'enjeu environnemental, la deuxième recherchant la formule s'est montré bien trop optimiste.


Une impression étrange.
De cette journée de lancement, tenue dans un contexte plutôt morose (suite aux nombreux départs), on retiendra quelques bonnes idées. Les candidats expérimentés ont pour la plupart réalisé correctement l'exercice, proposant même quelques idées innovantes. La déception venait de ce que l'on présentait souvent comme les candidats du renouveau. Si certains n'ont pas trop mal réussi, pour certains ce fut assez catastrophique.

Mais l'essentiel semble ailleurs. A moins de 2 mois des régionales et quelques jours avant la sortie en salle du film Océan, l'environnement ne semble pas être une priorité malgré l'intérêt que les français y portent. Si l'année dernière, la diffusion du film "Home" à quelques jours du scrutin a pu influencer les électeurs, il sera compliqué de réaffirmer ce même argument pour expliquer un nouvel échec si celui-ci se concrétise. Il ne s'agit pas de faire la course à la démagogie verte mais de proposer des idées innovantes pour intéresser les électeurs.

Enfin, du discours de François Bayrou, on retiendra une tonalité présidentielle sur plusieurs aspects. Ce n'est que passé la moitié de son discours que François Bayrou a commencé à parler des régionales. Bien sur, parler de l'affaire Proglio était important mais à ce point,on peut en douter.

Conclusion.
En résumé, après un lancement bien terne, il va falloir se retrousser les manches, de l'envie à une campagne qui pour le moment, en manque terriblement.


Crédits photo : Mouvement démocrate.

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