lundi 3 mai 2010

3 jours dans un mouchoir de poche.


T
rois jours, il reste 3 jours pour tout changer, trois jours pour libérer le Royaume-Uni de son système politique complètement injuste qui fait qu’avec le plus faible nombre de voix, un parti peut avoir la majorité à la Chambre des communes.


Dans cette dernière ligne droite que constitue les derniers jours de campagne avant le vote, rien n’est acquis. La raison : la part des électeurs se décidant dans les derniers jours. Avec 15% des électeurs se décidant le jour même du vote, et un total de 40% se décidant dans les derniers jours, la compétition sera serrée. L’enjeu n’est plus de savoir si l’on aura un « Hung Parliament » mais qui arrivera devant qui. Les dernières enquêtes annonce les conservateurs légèrement devant suivi des libéraux-démocrates au coude à coude avec le Labour.


Un meilleur futur ?
En campagne ce matin du côté d’Ipswich, Gordon Brown tentait de convaincre des électeurs récemment échaudés par sa sortie à Rochdale. Une campagne qu’il mène sur son principal atout qui est aussi sa principale faiblesse : son bilan. S’il parle souvent de ce qu’il a fait, plus rares sont les mentions sur ce qu’il compte faire. Un problème quand on veut se faire élire.

De l’autre côté, pour un David Cameron sûr de sa victoire, l’enjeu est uniquement de finir 1er en nombre de sièges à la Chambre des communes et ainsi constituer un gouvernement, fusse-t-il minoritaire. En témoigne, ses différents déplacements de campagne principalement dans des « marginal constituencies » où les conservateurs peuvent espérer déloger le Labour.


Changer le système.
Pour Nick Clegg, il est temps d’apporter le changement dans un paysage politique si figé. Déclarant : « Dans ce pays, vous n’héritez pas du pouvoir, vous devez le gagner », le leader libéral démocrate vise clairement David Cameron. Dénonçant l’arrogance du leader conservateur, il rappelle David Cameron à la réalité : « Avez-vous vu les journaux ce matin ? David Cameron, avec une arrogance à couper le souffle, est déjà en train de prendre les mesures des rideaux pour le 10, Downing street avant même que vous n’ayez voté. ».

Clairement, Nick Clegg joue à fond la carte de l’outsider. Continuer comme avant ou saisir l’occasion de mettre la classe politique devant ses responsabilités, voici une occasion qui ne représentera pas de sitôt pour le peuple britannique.

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