dimanche 2 mai 2010

Grèce. L'accord de la dernière chance.

Avec près d'une heure de retard que le Premier ministre grec, Georges Papandréou est apparu à la télévision nationale grecque pour annoncer que l'accord avec l'Union européenne et le FMI avait été conclu.

Nouvelle confirmée par le ministre allemand des Finances, celui-ci précisant que les négociations avaient pris fin. Les ministres de l'Eurogroupe devant donner leur accord avant la fin de la journée.


Un prix à payer élevé.
En contrepartie de cet accord permettant à la Grèce de se refinancer à un coût raisonnable, les grecs devront eux consentir de lourds sacrifices. Georges Papandréou déclarant "Si nous ne faisons pas ces sacrifices, la Grèce fera faillite.". Le pays doit en effet emprunter 60 milliards € par an, ce qui était, il n'y a pas si longtemps que cela, la somme que la France empruntait pour financer son déficit annuel. La Grèce doit faire face à une situation dramatique. Avec des dépenses publiques qui représentent environ 12% du PIB contre 6% en Allemagne, un déficit qui s'approche des 12% du PIB, les mesures d'austérité sont inévitables.


Conclusion.
Ce petit pays gravement endetté depuis son indépendance en 1824, n'a jamais eu une structure saine pour ses dépenses publiques. La faillite de 1897 n'ayant apparemment pas servi de leçon. La différence cette fois avec le passé, c'est que le gouvernement ne peut ni utiliser l'inflation pour réduire sa dette, ni faire faillite pour l'effacer. Le pays est contraint à la thérapie de choc. Reste maintenant à savoir si l'économie grecque pourra endurer ce remède de cheval et pendant combien de temps. A terme, il faut non seulement rétablir la situation financière, mais restructurer complètement l'administration locale sans pour autant épuiser l'économie. Le risque étant que le remède ne tue le malade.

1 commentaire:

OrangeOrange a dit…

Cher Dimitri, …

Lettre ouverte à un ami grec, vue sur Pnyx.com ( http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/659 ), accompagnant la question-débat au coeur de cette crise :

Europe, un mariage "Pour le meilleur et pour le pire" ?