mardi 30 novembre 2010

Bon appétit !

« Bon appétit », une expression que chaque année, des personnes toujours plus nombreuses ont du mal à dire. Cette année encore l'association fondée en 1985 par Coluche fera encore le plein et battra très probablement ses tristes records que sont le nombre de personnes aidées ainsi que le nombre de repas équilibrés servis.

25 ans, déjà.
Depuis sa création en 1985, rares sont les années où les « Restos » n'ont pas connu une augmentation de leur fréquentation. Une hausse continue due pour l'essentiel à un développement économique basé sur une inégalité croissante. Les mauvaises langues noteront que la courbe de fréquentation des « restos » a suivi la même trajectoire que le salaire des traders et autres financiers : elle crève les plafonds.

Un public différent.
Mais en 25 ans, la misère a changé de forme, en même temps qu'elle s'est accrue. L'explosion du prix de l'immobilier, les évolutions sociales, la nécessaire évolution économique ont contribué au développement d'une nouvelle « classe ouvrière ». Dans cette nouvelle « classe ouvrière », on constate un développement du nombre élevé de personnes, souvent des mères célibataires, des jeunes ou encore des « personnes en fin de carrière ». Ces populations fréquentent de plus en plus souvent les « restos » et sont, ce que l'on appelle, des travailleurs pauvres. Autrement dit, ce sont des personnes qui ont beau travailler, ne s'en sortent pas ou plus, et ce, de manière plus ou moins régulière.


Et, face à cela ?
Si la meilleure réponse serait que l'économie se remettre créer des emplois, on ne peut nier l'importance et l'urgence qu'il y a à développer une nouvelle politique de lutte contre la précarité. Et, comme le dit le proverbe : « charité bien ordonnée commence par soi même». Aussi, il serait intéressant que l'État se penche sur le cas des procédures intentées contre sa propre politique de recrutement des contractuels à la place de titulaires...

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