samedi 11 décembre 2010

Réunion, réunion...

Ce samedi se tient le 3e Congrès des Jeunes démocrates. Un congrès qui se tient la veille d'un autre, celui du MoDem, afin de mobiliser les jeunes autour du nouveau projet des jeunes. La nette victoire de la liste « Libres & engagés » lors des récentes élections jeunes mais surtout le belle dynamique initiée depuis avec le renouvellement des directions de nombreuses fédérations jeunes en souffrance ou le lancement de divers projets a montré que la volonté était là.


A confirmer.
Reste que le plus dur n'est pas de lancer les choses mais de traduire cette volonté en projets concrets, de confirmer qu'il ne s'agit pas que d'un mouvement temporaire. Trop souvent, on s'est aperçu que la bonne volonté des premiers jours, des premiers mois retombait telle un soufflé.

Un premier signe peut se lire dans le programme particulièrement chargé de cette journée de congrès qui devra être mené d'une main de fer pour ne accumuler trop de retard. On aura une pensée émue pour les membres du Conseil national des Jeunes démocrates qui enchaineront toute l'après-midi, les débats, examens de décisions et votes de 14h à 20h. Coup de chance : ils auront droit à une pause café afin de tenir.


Quelles perspectives ?
Ce congrès des Jeunes démocrates s'inscrit bien évidemment dans la perspective du scrutin présidentiel. Cette échéance pour laquelle François Bayrou a tout sacrifié ou presque est, en effet, à ne pas manquer. Toutefois, les Jeunes démocrates auront plusieurs choses à montrer. Tout d'abord, ils devront montrer qu'ils ne sont pas que de bons petits soldats et qu'ils sont capables non seulement d'émettre des idées intéressantes, innovantes mais surtout d'être capable d'une certaine indépendance vis-à-vis de leurs ainées puisque la plupart des bonnes idées naissent du débat.

Ils auront aussi à refondre complètement le message politique à adresser aux jeunes. Trop souvent, les mouvements politiques jeunes apparaissent comme de « jeunes vieux » en communiquant de manière traditionnelle. Une stratégie qui montre son inefficacité si l'on regarde les taux d'abstention records chez les jeunes français. Il convient donc de refondre le message et de toucher les jeunes par un message, une méthode et des idées sur des thématiques qui leur parlent.


Le mot de la faim ?
On le voit, la tâche s'annonce ardue. Mais à vaincre sans péril, ne triomphe-t-on pas sans gloire ?

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