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vendredi 16 mai 2014

Débat européen. L’Histoire en marche.

Ce jeudi 15 mai 2014 restera dans l’Histoire de l’Europe comme un nouveau jour dans la démocratie européenne. Qu’on se rende bien compte de la portée de cet évènement. L’Europe est un projet inédit car c’est la première fois que des peuples consentent librement à s’unir pour construire une entité commune capable de traduire concrètement leurs volontés communes. Si depuis son début, l’Europe s’est concentrée sur le marché et l’économie, cette fois, on s’attaque au nerf de la guerre : la démocratie et un projet social communs.


Un saut démocratique inédit.
En France, on a beaucoup ergoté sur le fait qu’en matière européenne, on avait forcé la main aux Français en leur imposant le traité qu’ils avaient refusé en votant contre le traité constitutionnel européen. C’est à la fois vrai et faux.

Vrai car le traité de Lisbonne reprend une très grande partie des dispositions du traité constitutionnel mais dans un langage technocratique bien plus complexe.

Faux car Nicolas Sarkozy a clairement dit dans sa campagne de 2007 qu’il comptait sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle était bloquée en élaborant un nouveau traité qui serait alors ratifié par voie parlementaire et non référendaire. Et il l’a fait. Le traité de Lisbonne a permis de surmonter les blocages et de faire avancer l’Europe.

Le traité de Lisbonne a eu deux conséquences clés : une plus grande démocratisation de l’Europe et une gestion plus efficace de l’Union.

Le débat d’hier est l’une de ces conséquences. Il fait faire un saut inédit à la démocratie européenne.

Inédit parce qu’il est clairement apparu dans ce débat que le pouvoir décisif n’était plus entre les mains des États mais entre celui des citoyens européens. Lors de l’élaboration du traité, les chefs d’États et de gouvernement (en réalité, un chef d’État et 27 chefs de gouvernement) ont concédé qu’ils tiendraient compte du résultat des élections européennes lors de la nomination du prochain président de la Commission européenne. Ils pensaient probablement qu’ils ne devraient que recueillir l’avis du Parlement, comme c’est le cas depuis des années sur bien des sujets. Après tout, un avis n’engage à rien et on peut toujours s’en passer. Les chefs d’États et de gouvernement s’en sont d’ailleurs bien passés sur des tas de sujets.

Sauf que, sauf que, le Parlement européen a pris la mauvaise habitude de se servir de la moindre parcelle de pouvoir concédée par les États pour faire avancer la démocratie européenne et l’intérêt des citoyens. Et dans ce cas précis, il est bien décidé à imposer son candidat ou plutôt celui qui sera arrivé en tête ou pourra réunir une majorité parlementaire sur son nom.



L’émergence d’une nouvelle matière juridique.
En droit, il y avait jusqu’à aujourd’hui, deux disciplines : le droit national et le droit communautaire ou droit de l’Union Européenne. Le débat d’hier en fait émerger un nouveau : le droit des peuples européens.

Pour se rendre compte de la situation, il faut se comparer à une autre entité similaire : les Etats-Unis d’Amérique. De même qu’au sein des Etats-Unis, la démocratie a progressivement fait émerger un droit fédéral que l’on oppose au droit des États ; nous avons maintenant un droit fédéral en devenir avec la démocratisation que cela implique. Sauf que dans le cas européen, c’est la démocratie qui permet le droit fédéral et non le droit fédéral qui impose la démocratie. Une façon originale mais somme toute habituelle pour la construction européenne.

L’opposition que tente de faire vivre Marine Le Pen (FN) ou même Nigel Farage (Ukip, Royaume-Uni) entre nationalisme et Europe apparaît clairement dépassée. Et c’est Alexis Tsípras, candidat de la Gauche Unitaire Européenne (gauche radicale) qui l’a dit clairement : « Nous ne sommes pas locataires de l’Union Européenne, nous en sommes copropriétaires. La question de notre expulsion de la maison commune ne se pose donc pas. Ce qu’il faut, c’est changer les orientations [de gestion de cette maison] ». On ne saurait mieux dire !


Qui est la nouvelle star ?
Au-delà de ces avancées historiques, que retenir des déclarations des divers candidats ?
Premier constat, le format du débat ne permettait pas vraiment d’aller au fond des choses mais avait le double avantage d’éviter les coupures de parole intempestives ET d’avoir une certaine interactivité. Contrairement à de nombreux commentateurs européens bien connus tel que Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles du quotidien Libération ou encore Fabien Cazenave, blogueur européen bien connu, ce n’est pas le nombre élevé de sujets différents qui m’a dérangé mais le manque d’interactivité entre candidats.

Clairement, le système de « jokers » de 30 secondes était mal adapté. On aurait aimé que les candidats se confrontent plus clairement, qu’ils réagissent plus les uns aux autres. Bref, qu’il y ait du sang, que ça se castagne. Question de génération peut-être, c’est Ska Keller (Verts européens) qui a très nettement le mieux utilisé cette arme, dégainant la première et n’hésitant pas à critiquer ses concurrents. Guy Verhofstadt (ADLE, centriste) a tenté de suivre mais s’est concentré sur Martin Schulz (PSE, gauche) et Jean-Claude Juncker (PPE, droite) qui se sont eux, montréson dans un style trop convenu.


Ska Keller, Verts européens, Europe-Écologie.
Ska Keller a donc clairement crevé l’écran. Elle est jeune, 32 ans et est la représentante d’une génération qui a faim de démocratie et de réussite : la mienne ! Celle de jeunes qui ont une envie, une faim démesurées de faire aboutir leurs rêves (cf. Les Affamés de Léa Frédeval). Claire, précise et franche, elle a eu le tort de rester un peu trop prisonnière des idées de son parti sur des sujets clés comme l’immigration ou la Défense qui sont pourtant des sujets où les progrès seraient pourtant plus simples à réaliser qu’une harmonisation sociale qui sera forcément compliquée du fait de la diversité des modèles sociaux des États-membres.

Mais si Ska Keller est la révélation de ce grand débat des candidats à la présidence de la Commission Européenne, le gagnant politique de ce débat est tout autre : il s’agit de Guy Verhofstadt.


Guy Verhofstadt, Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE), UDI-MoDem, centre.
Ancien premier ministre belge, il a été le seul candidat dotée d’une vision claire et précise du futur de l’Europe. Clairement fédéraliste, il a été très concret dans sa façon de concrétiser son projet en actes précis. Son argument est simple : il faut réenchanter le rêve européen et cela se fera en utilisant la principale force de l’Europe : sa taille critique. Un marché de plus de 500 millions de personnes. La première puissance commerciale au monde. Le premier contributeur à l’aide au développement. Pour lui, il s’agit de réveiller le colosse endormi et d’utiliser sa force pour construire un modèle social européen et renforcer sa démocratie. Dans des élans lyriques, il a clairement énoncé un projet clair et ambitieux. La position des centristes, 3e groupe parlementaire au sein du Parlement Européen, lui offre d’ailleurs un avantage considérable : celui de pouvoir constituer une majorité au sein de la nouvelle assemblée que ce soit à sa gauche avec les Verts et les sociaux-démocrates ou à sa droite.

L’autre grande fédéraliste de ce débat, Ska Keller, n’a pas cette possibilité.


Martin Schultz, Parti socialiste européen (PSE), gauche.
Les jeunes, une génération d’affamés, c’est aussi un constat réalisé par Martin Schultz : « Les jeunes sont la génération la plus qualifiée que nous ayons jamais connu ». Des propos qu’il avait déjà eu plus clairement lorsqu’invité pour les festivités du 14 juillet 2012 en France, il avait alors déclaré : « Vous êtes la génération la plus qualifiée que nous ayons jamais connu et celle qui est exploitée comme au XIXe siècle. ».

Martin Schultz fait une campagne de gauche, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais là aussi, l’on n’a pas été franchement emballé. Relance par les investissements, harmonisation sociale, rien que du très classique pour les socialistes. Un point d’ailleurs largement souligné par le centriste Guy Verhofstadt qui a souligné que ce sont toujours les mêmes vieilles recettes qui sont proposées.

L’autre problème de cette campagne très marquée politiquement est que cela va sans doute compliquer la tâche du candidat Schultz dans son combat pour tenter de rassembler une majorité sur son nom.


Jean-Claude Juncker, Parti populaire européen (PPE), UMP, droite.
Les mêmes vieilles recettes, c’est aussi le reproche adressé aussi aux conservateurs par le centriste Guy Verhofstadt, décidément très en forme. A côté de son enthousiasme ou du dynamisme de l’écologiste Ska Keller, le moins que l’on puisse dire est que le conservateur Jean-Claude Juncker, dans son style tout en retenue, ampoulé  et même clairement coincé est apparu comme le candidat du système ou dit plus clairement du Conseil.
Juncker, c’est l’ex-président de l’Eurogroupe, qui a œuvré sur les divers plans de sauvetage mis en place pour sauver les États-membres en difficulté financière. Un élément que n’a manqué de lui reprocher le grec Alexis Tsípras (GUE, gauche radicale). Juncker s’est défendu en rappelant que l’effort de solidarité des européens avait été sans précédent. C’est vrai mais on pourra lui rétorquer que ces efforts sont arrivés trop tard aggravant la crise en question.

Par ailleurs, mis en difficulté sur les autres sujets évoqués (immigration, Défense, intégration européenne), Juncker a dû concéder parfois à demi-mots qu’une inflexion de la politique menée était nécessaire. Le problème est que Juncker n’apparaît pas comme le candidat qui peut changer la situation. Son image d’ancien membre du Conseil lui colle à la peau. Pour les européens, il est l’homme qui a sauvé les banques au détriment des citoyens ce que lui a encore une fois reproché Alexis Tsípras.

Le PPE avait pourtant eu le choix lors des primaires entre deux conservateurs « sortants » sur le sujet. Le premier est, on l’a vu, Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Luxembourg pendant 19 ans. L’autre était Michel Barnier (UMP), ancien ministre et commissaire européen chargé du marché intérieur qui a porté le projet de réforme bancaire au sein de la Commission européenne ; une réforme qui va permettre de mieux encadrer les banques et de les responsabiliser. Ainsi, à un Barnier qui représentait une vision réformatrice, les conservateurs du PPE ont préféré un Juncker qui apparaît comme le chantre de l’austérité et le protecteur des banques. Statut renforcé par sa farouche opposition à toute réforme pouvant restreindre le secret bancaire ou pouvant porter atteinte à « l’industrie financière » qui fait la fortune du Grand duché et accueille la fraude fiscale dont sont victimes ses riches et peuplés voisins comme la France ou l’Allemagne. Très clairement, il y a eu erreur de casting.


Alexis Tsípras, Gauche Unitaire Européenne (GUE), Front de gauche, gauche radicale.
Étoile montante de la gauche radicale européenne, Alexis Tsípras s’est fait connaître par son discours très marqué à gauche et son refus de participer à un gouvernement de coalition avec la droite et la gauche grecques classiques. Chef de l’opposition parlementaire grecque, son discours est bien évidemment très marqué par la crise qu’a vécu la Grèce. Son propos peut se résumer par l’idée suivante : les banques sont fautives et ont par leur spéculation causé la ruine de la Grèce bien sûr mais aussi de nombreux autres pays européens. Le centriste Guy Verhofstadt lui a alors fait remarquer que la crise des pays d’Europe du Sud n’avait pas été causée par les banques seules mais essentiellement par des politiques nationales clientélistes, à la corruption et/ou aux mauvaises décisions prises par les dirigeants des pays en question. Alexis Tsípras lui a certes concédé ce point mais a insisté sur le rôle "vautour" des banques qui ont aggravé les choses.

La solution qu’il propose pour sortir l’Europe de la crise est tout aussi radicale que son positionnement politique. Il propose purement et simplement d’organiser un défaut généralisé sur les dettes de l’ensemble des pays européens pour redonner à ces derniers les moyens d’investir et de concentrer leurs efforts sur les peuples. Idée simpliste et séduisante mais qui risquerait d’aggraver la crise financière par une crise de confiance généralisée en l’Europe et par une perte de crédibilité dans l’€uro.


Un bon début.
Au final, on ressort de ce débat avec une impression d’inachevé. On aurait aimé en avoir plus. Plus de fond, plus de confrontation entre candidats, plus de relances de la part des animateurs, plus d’interactivité avec le public. Mais au-delà, de ces quelques contingences. On en ressort aussi avec le sentiment que l’Histoire avant franchi un nouveau cap. Un nouveau cap raté par les grandes chaînes nationales françaises. Mais bon, ça…

mardi 14 juin 2011

Conseil national du MoDem. Le temps du renouveau ?

A moins d’un an des élections présidentielles, les différents partis commencent à se préparer pour ce qui est le moment phare de la vie politique française : l’élection du Président de la République. Prochaine étape, le renouvellement des cadres sur le plan local et national. Le MoDem n’y échappe pas et votera pour élire ses représentants à son instance principale qu’est le Conseil national du 14 au 24 juin 2011. Reste à savoir pour qui voter ? Trop souvent, les instances nationales représentant les militants dans les partis sont trop consensuelles, trop soumises aux chefs de parti et ont tendance à valider tout ce qui leur est proposé, oubliant par là même par qui ils ont été élus à savoir les militants.


« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur. », Winston Chruchill.
Le renouvellement d’une instance est l’occasion pour une partie des sortants de rempiler. La plupart des listes mettent d’ailleurs en avant l’expérience de conseillers nationaux sortants. Au-delà des personnalités, il est intéressant de voir ce qui a été fait durant la mandature qui vient de s’achever.

De manière générale, la fréquentation au Conseil national s’est rapidement étiolée et la communication avec les adhérents qui ont élu une bonne partie des conseillers nationaux ont été tenu à l’écart de cette instance. Dans le même ordre d’idées, bien rares étaient ceux qui faisaient des comptes-rendus, expliquait leurs votes ou même manifestait dans le cadre de cette instance aux projets soumis au Conseil national leur différence et plus rare encore leur refus.

Pire, parmi ces derniers, nombreux sont ceux à avoir été promptement priés de quitter l’enceinte du Conseil national.

Toutefois, il en est resté quelques-uns pour remplir leurs devoirs envers leurs électeurs et avoir le courage de leurs idées. Malheureusement, on les compte plutôt sur les doigts d’une ou deux mains.


Revenir aux fondamentaux.
Ce dernier mène la liste « Les adhérents sont notre force » pour l’élection au Conseil national en Ile de France.

Sollicité par plusieurs listes afin d’apporter mon soutien à leurs démarches respectives, j’ai décidé de soutenir la liste qui me semble la plus à même de défendre les intérêts des adhérents et, surtout, plus important, de tenir ses engagements sur la durée.

La liste « Les adhérents sont notre force » composée de personnalités renouvelées et de quelques personnes d’expérience s’est engagé sur 8 propositions-clefs.

Ainsi, au caporalisme défendu par les uns « nous défendrons le principe majoritaire […] chacun doit s’y conformer » et les autres « Affirmer notre soutien et notre confiance sans faille à notre président et à l’équipe dirigeante du Mouvement Démocrate », ou encore l’affirmation maintes et maintes fois répétées pour l’amélioration des relations avec la base, il y un fossé, que dire, un gouffre avec la réalité.

A cela, Jérôme Charré et son équipe proposent une alternative mettant le militant au cœur des enjeux en améliorant l’accueil par actions très concrètes mais aussi en prenant les décisions nécessaires pour les garder et ainsi constituer une base solide pour le futur. Objectif qui en dépit des efforts de quelques-uns dont nombre de colistiers de la liste menée par Jérôme Charré, fut loin d'avoir été atteint ces dernières années.

Il ne s’agit pas ici de faire la course aux soutiens en cherchant à avoir la plus belle affiche en se prévalant d’une ex-tête de liste aux régionales ayant glorieusement menée vers la débâcle. Non, il s’agit plutôt de revenir aux fondamentaux en représentant avant tout la diversité des adhérents et de mettre en avant leur talent.


Conclusion.
Vous l’aurez compris, dans le cadre de l’élection à l’instance représentants les militants au niveau national, enjeu de moults convoitises et promesses, j’ai décidé de soutenir Jérôme Charré et la liste « Les adhérents sont notre force » pour la simplicité et la transparence mises en avant et non pour une liste « paillettes » où la forme et l’habillage comptent plus que le fond. On a trop reproché au Conseil national d’être une chambre d’enregistrement pour ne pas vouloir changer les choses. L'occasion d'un changement se présente maintenant. Un changement qui passe par un vote pour la liste « Les adhérents sont notre force ».

samedi 18 décembre 2010

Retour sur le Congrès des Jeunes démocrates.

Le samedi 11 décembre 2010 se tenait le 3e congrès des jeunes démocrates. Un congrès qui devait tout autant mobiliser que lancer des pistes pour l'avenir.
Au final, qu'en est-il ?


Mise à jour.
Au-delà de la belle organisation nordiste, un congrès est traditionnellement l'occasion d'une mise à jour des documents posant les règles de fonctionnement d'une association ou d'un mouvement. Les jeunes démocrates n'ont pas échappé à cet exercice imposé rendu d'autant plus nécessaire qu'une rationalisation de la structure et des instruments à sa disposition se faisait clairement sentir. Le regain d'une certaine souplesse par rapport à des modes de fonctionnement un peu trop rigides permettra de redonner un élan à la structure.

Un point a toutefois suscité plus de débats que d'autres : la question de la parité. Les jeunes démocrates, comme ses homologues de gauche ou de droite, sont confrontés à un désintérêt des jeunes en général pour la politique, phénomène accrue chez les femmes, sensiblement minoritaires en termes d'effectifs.


Les motions politiques.
Autre point important, l'examen des différentes contributions et leur présentation par chacun des vice-présidents responsables. Cet aspect est très important puisque sur de nombreux sujets, les jeunes proposent des solutions différentes sur des sujets d'actualités.

Ce moment intéressant, a néanmoins souffert de certaines longueurs ou lourdeurs. Manque de temps pour effectuer une synthèse ? Volonté de trop bien faire ? Toujours est-il que ce moment fut marqué par un foisonnement d'idées certaines intéressantes, d'autres moins, d'autres encore dont le lien avec la thématique de base paraissait plus que ténu.

Si on ne peut nier l'effort immense que la tâche consistant à faire la synthèse des nombreux messages adressés, il ne faut pas oublier non plus qu'un propos clair est bien plus efficace que moults développements théoriques et autres justifications.


L'échange avec François Bayrou.
A la veille du 3e congrès du Mouvement démocrate, François Bayrou est venu répondre durant un moment pour échanger avec les jeunes démocrates de manière décontractée. Un moment très attendu, loin des échanges souvent trop organisés entre les responsables d'un parti et leurs mouvements de jeunesse comme on en voit trop actuellement.

Un moment apprécié et appréciable, mais qui, une nouvelle fois, s'est fait essentiellement sur l'éducation. Sujet important pour les jeunes et tenant au combien à cœur à François Bayrou, ce thème a occupé la majeure partie des échanges, ce que l'on peut regretter car les jeunes ne s'intéressent pas uniquement à l'éducation et ont des propositions à faire dans d'autres domaines comme l'emploi ou la santé. Si d'autres thèmes ont pu être abordés comme la formation professionnelle ou la question de la situation des finances publiques, on ne peut s'empêcher de penser que l'occasion a été manquée de montrer que la réflexion politique sur les jeunes est d'envergure.

On pourra toujours objecter qu'interrompre les échanges sur la thématique éducative pour passer à autre chose aurait réduit la spontanéité, mais il convient parfois de rationaliser pour permettre un échange plus productif.


Que retenir ?
De ce 3e congrès, on se souviendra que l'affluence était au rendez-vous. Si la proximité avec le 3e congrès du Mouvement démocrate a pu aider, nombre de jeunes ne pouvant à cet évènement ont fait l'effort de venir pour la 3e édition du congrès des jeunes démocrates. Une affluence assez bien géré par une organisation efficace, ce qui n'a empêché celle-ci de devoir faire face à certains imprévus d'éclairage.

Sur le plan des idées, on a pu constater une volonté intacte de faire émerger non seulement des idées mais surtout un projet complémentaire et différent à celui développé par les structures classiques du MoDem. Projet qu'il conviendra néanmoins de clarifier et de mieux structurer pour qu'il s'intègre parfaitement au projet que portera François Bayrou lors du prochain rendez-vous crucial pour la France, à savoir l'élection présidentielle de 2012.

vendredi 3 décembre 2010

La fusion.

Ce jeudi soir, le 02 décembre 2010, à l'issue de leur convention régionale, les jeunes démocrates du Nord reçus par leurs homologues du Pas de Calais à Arras ont décidé conjointement d'unir leurs destinées et de former une seule et unique fédération jeunes.


Pourquoi une Union régionale ?
L'idée de créer une fédération régionale n'est pas nouvelle, puisque nos amis bretons ont déjà sauté le pas au travers d'un statut hybride. Les objectifs des jeunes nordistes présidant ce rassemblement sont multiples et variées. On peut en identifier de nombreuses, mais on retiendra que cette initiative se tient dans une logique d'évolution institutionnelle générale. Plus de deux siècles après leur création, les départements français n'apparaissent plus comme le niveau adéquat pour exercer de façon efficace des compétences qui ont une dimension de plus en plus régionale. Bien avant que le gouvernement ne songe à réformer le « mille-feuilles territorial », l'Europe a donné un rôle accru à des entités d'un certain niveau, incarnée en France par les régions. Il s'agit donc d'une évolution logique.


Cette fusion s'inscrit aussi dans une logique géographique particulière. La région Nord-Pas de Calais constitue un carrefour important dans le cœur économique de l'Europe. Plusieurs initiatives telle que l'Eurorégion, l'Euro-métropole autour de la région lilloise montre que des synergies existent. Il y a aussi une réalité encore plus locale avec le développement des relations entre les pôles régionaux et des dynamiques Nord-Sud centrées autour de la métropole lilloise, plutôt que des dynamiques Est-Ouest qui ont encore du mal à se traduire.


Quel avenir ?
La suite logique de cette fusion sera l'élection d'une nouvelle équipe régionale. L'élection de jeunes démocrates nordistes au sein du bureau national des Jeunes démocrates et leur accession à des postes prenants récompensent un travail important mais peut aussi se traduire par l'émergence de nouvelles personnalités enclenchant ainsi un cercle vertueux.


L'union fait la sauce.
Gageons que les uns et les autres sauront passer outre leurs intérêts particuliers pour créer une dynamique locale forte. Remercions donc Grégoire Catry pour l'organisation de cette convention ainsi qu'Anthony Jouvenel, tout récent secrétaire national des jeunes démocrates ainsi que Jérôme Pouwels, tout aussi récent trésorier national adjoint de la même structure pour leur engagement.

jeudi 11 novembre 2010

Quel chemin pour Corinne Lepage ?

Suite à la publication d'une dépêche AFP où Corinne Lepage précise qu'elle ne rejoindra pas le nouveau mouvement issu de la fusion des Verts et d'Europe-Écologie dont le Congrès fondateur se tient en cette fin de semaine, mon confrère blogueur de Singulier démocrate nous donne son avis.


Non. Pourquoi ?
Notre breton ami, lucide, liste essentiellement deux points :
- les Verts et leur nouvelle mouvance n'ont pas une maturité politique suffisante ;
- il est plus que nécessaire de faire émerger une troisième voie politique différente de l'UMP et du PS.
Ceci appelle une réflexion plus large.


Le divorce.

Corinne Lepage ne reviendra pas au MoDem. Son départ, ou plutôt les raisons de son départ étant plus liées à la pratique de François Bayrou qu'aux idées. Aussi, on voit mal Corinne Lepage revenir alors que François Bayrou n'a pas changé autant que souhaité.


A gauche toute !

Pour les verts, Duflot ne cache pas que son ambition est que la nouvelle structure devienne le 1er parti... de gauche devant le PS. Dans ce but, elle a passé une alliance avec Éva Joly pour écarter Daniel Cohn-Bendit du jeu. Pour le moment, de toute façon, impossible de faire quoi que ce soit tant que la structure n'est pas fusionnée et instable. Attendons quelques mois, les choses seront plus claires et il sera possible de discuter une fois qu'ils se seront étripés.

Mais cette idée que les verts peuvent remplacer le PS, n'est possible qu'en opérant un recentrage et l'abandon de l'ancrage systématique à gauche. Le succès actuel des Grünen Outre-Rhin en offre la preuve à qui en douterait.


La troisième voie passe par le centre.

Dans le contexte actuel, la question d'une alliance entre les écologistes et les démocrates est plus que jamais d'actualité mais il y a, de chaque côté, des réticences. Du côté des Verts, une vision passéiste qui consiste à vouloir prendre la direction d'une gauche qui ne s'est pas adapté aux réalités actuelles et restant limitée sur nombre d'aspects. Bien qu'en étant consciente, elle ne veut pas s'ouvrir au centre ce qui expliquera son tassement et son incapacité à peser dans les prochains scrutins majoritaires.

Du côté des démocrates, par contre, il y a d'autres réticences. En premier lieu, la volonté d'avoir son candidat à la présidentielle. François Bayrou, concentré sur cet objectif, ne veut pas s'encombrer de discussions, de guerres de courant qui affaiblirait sa candidature. Mais aussi, la marginalisation croissante voir l'absence de la question de l'environnement et d'une réelle mentalité articulé autour du développement durable, qui n'est vu que comme un problème parmi d'autres.



Quelles solutions ?

Corinne Lepage, si elle veut continuer à exister sur la scène politique doit avoir un mandat. Or, CAP 21, en dépit de ses qualités n'est pas de taille pour lui permettre d'exister politiquement. Elle doit s'adosser à une structure ayant une quelconque chance à la présidentielle et, ce faisant, aux législatives. Sa situation montre toutefois que l'impossible concialiation à l'heure entre deux mouvements qui auraient pourtant fort à gagner l'un et l'autre, d'une alliance politique. Malheureusement, ni l'un, ni l'autre ne sont prêts à renoncer à leurs ambitions personnelles ou leurs mauvaises habitudes pour y arriver. L'évolution semble toutefois s'être amorcée avec la création du MoDem en 2007 sur des bases faisant une référence évidente à la thématique écologique. Elle semble se poursuivre avec l'évolution, timide, des verts et la création d'une nouvelle structure pour les écologistes de gauche. Reste à rapprocher ces deux structures pour enfin arriver à faire émerger une voie politique différente de celle offerte par l'UMP et de l'autre, offerte par le PS.

samedi 14 août 2010

Nicolas Sarkozy a -t-il réussi son coup ?

Les récentes tentatives de Nicolas Sarkozy de distraire l'opinion en mettant l'accent sur un thème qui a jadis fait sa réussite ont-elles réussi ?


Ni vu, ni connu ?

C'est ce que semble penser David, mon homologue de Singulier démocrate dans un billet intitulé : « Les boucs émissaires de Nicolas Sarkozy » daté du 13 août 2010. Notre ami pense que la stratégie mise en place pour détourner l'attention de l'opinion publique française fonctionne et occulte les problèmes actuels que rencontre la Sarkozye. Il semble aussi penser que la droitisation de Sarkozy peut fonctionner.


L'éclipse.
Ce point de vue, je ne le partage pas. Si les articles de mon breton homologue sont souvent pertinents, je pense que sur ce point, il a tort.


Le contexte.

En premier lieu, pour des raisons contextuelles. Actuellement, la France est en état léthargique, elle tourne au ralenti (il suffit d'ailleurs de se balader dans Paris vers 20h pour le constater), elle sommeille. En conséquence, elle ne réagit pas ou peu. A l'heure où beaucoup de français sont partis en vacances se changer les idées, il me semble quelque peu hâtif de tirer de telles conclusions.



La couverture médiatique.
En deuxième lieu, les « boucs émissaires » ou plutôt les sujets sur lesquels Nicolas Sarkozy compte obtenir des résultats en matière sécuritaire, loin d'occulter l'affaire Béthencourt, ne sont qu'un feu de paille, un épisode certes accompagné d'un discours d'exclusion mais qui ne changera pas la réalité du terrain.

Après le sondage polémique du quotidien « Le Figaro » qui n'a pas étonné Jean-François Kahn, la couverture médiatique de l'affaire « Béthencourt-Woerth » ou plutôt « des » affaires ne fait certes plus la une, mais le sujet reste largement traité en pages intérieures et continue à faire l'objet d'encadrés en « une ». Rien que cette semaine, on relèvera que le quotidien « La Tribune » en a fait indirectement sa « une » lundi dernier. Mediapart a sorti une nouvelle information de taille sur le sujet. Le Canard enchaîné traite abondamment de la chose au travers de plusieurs articles tandis que Marianne y consacre aussi plusieurs papiers. Les autres grandes institutions de la presse traitent aussi du sujet. « L'affaire » n'a donc pas disparu, elle est seulement moins traitée. Toutefois, son importance est telle, les conflits d'intérêt si considérables, qu'elle plane toujours au-dessus de la tête des principaux protagonistes.

Et tout comme la lune ne fait qu'occulter temporairement la lumière du soleil durant une éclipse, les propos outranciers de Nicolas Sarkozy, et son virage qui fleurent bon le bleu foncé voir le brun, n'auront pas les effets escomptés par les conseillers du Château et risque de lui aliéner un électorat de droite conservateur mais qui tient aux grands principes républicains.



La fuite en avant.
En réalité, le discours de Grenoble, mûrement réfléchi vise à reprendre la main après la dérouillée subie aux régionales par la droite. Comme après chaque revers de la Sarkozy, la sécurité ou plutôt la communication sur la sécurité est vue comme un moyen de remonter la pente. Si cette option a pu connaître un succès relatif par le passé, elle ne va probablement réussir cette fois-ci. La raison ? Tandis que par le passé, Sarkozy apparaissait comme l'unique chef de la droite ou presque, il n'est plus seul actuellement.


Morin, qui n'a jamais eu le moindre charisme, est sous coupe réglée au ministère de la Défense, dans le « domaine réservé » au président de la République. La concurrence n'est donc pas à chercher du côté du Nouveau Centre. Mais alors qui ?
Pour obtenir des réponses, l faut chercher du côté des « historiques ».


Dominique de Villepin.
Dominique de Villepin, tout d'abord, qui ressuscité d'entre les morts dans son habit de martyr
(et bien qu'en attente d'être rejugé), a lancé le 19 juin (le lendemain du 70e anniversaire de l'appel du 18 juin, tout un symbole) son propre parti appelé « République solidaire » tout en renouvelant son adhésion à l'UMP.

Adoptant un positionnement conservateur traditionnel mettant en avant les valeurs républicaines et gaulliennes, Dominique de Villepin tente de récupérer les électeurs de droite désorientés par le discours sarkozyste tout en lançant une OPA sur ceux du centre-droit qui ne se reconnaissent pas dans le discours servile du Nouveau Centre ou dans le MoDem de François Bayrou.

Dernière idée de Galouzeau, créer un groupe parlementaire distinct de l'UMP à l'Assemblée nationale non seulement pour distinguer son parti de l'UMP mais aussi, et cela ne saute pas aux yeux à première vue pour obtenir des financements électoraux. L'intéressé se fixe un objectif de 20 députés, s'accordant ainsi une marge de sécurité face aux inévitables tentatives de sabotage que la Sarkozye ne manquera pas de mener.



François Bayrou.

Après la déroute des régionales et l'échec aux européennes un an auparavant, François Bayrou, qui avait envoyé Marielle de Sarnez pour tenter un rapprochement avec le PS, a dû constater l'échec de sa stratégie. Nouvel objectif pour le béarnais : reconquérir son positionnement du début du 1er semestre 2007, au centre-droit mais en soutenant quelques idées dites de centre-gauche voir de gauche sur certains grands sujets comme les libertés publiques ou l'enseignement.
La façon dont s'est déroulée la récente visite de Nicolas Sarkozy venu pour inaugurer une usine aéronautique dans la circonscription de François Bayrou permet d'ailleurs de dessiner à grands traits les contours de la stratégie que le président du MoDem ne manquera pas de préciser lors de son discours de clôture de l'Université de rentrée du parti centriste sur la Presqu'île de Giens.


Jean-Marie Le Pen.

Autre acteur qui empêchera Nicolas Sarkozy de réussir à rééditer ce qui a pu faire son succès, le renouveau du Front national. Ragaillardi par les scores réalisés aux régionales, l'historique président du Front national, actuellement en séminaire avec d'autres noms de l'extrême-droite internationale au Japon en compagnie du nippophile Bruno Gollnish, ne manquera pas de rappeler qu'il vaut opter pour l'original que pour la copie.


A la veille de sa sortie et de l'intronisation probable de sa fille cadette à la tête du Front national, Jean-Marie Le Pen et les idées d'extrême-droite ne se sont jamais aussi bien portées depuis longtemps.

Déçus par Nicolas Sarkozy qui annonce beaucoup mais ne fait que peu pour n'obtenir presque rien voir enregistrer des reculs, les électeurs à droite de l'UMP sont retournés dans les bras de celui qui ne concède rien sur ces idées. Jean-Marie Le Pen, aidé en cela, par le discours d'une droite tellement « décomplexée » qu'elle se met à organiser sur le modèle d'actions de groupuscules d'extrême droite comme à Orléans des apéros « pinard-saucisson
» ouvertement islamophobe.


Conclusion.

La période que nous traversons actuellement est d'un calme trompeur. Alors qu'en surface, il semble ne rien se passer, que l'on a l'impression que les affaires sont occultées ; dans les faits, il n'en est rien. Habitude bien ancrée, la France ne tourne que 11 mois sur 12 et ce n'est pas un cliché. Le flot médiatique ne fait que suivre l'usage. Mais derrière tout cela, en filigrane, chacun fourbit ses armes. A droite plus qu'à gauche, où l'odeur du sang attire vers l'ancien dominateur affaibli les opportunistes et les outsiders. Si aucun d'entre eux ne semble actuellement en mesure de remporter le grand prix, ils peuvent chacun de leur côté, faire perdre Nicolas Sarkozy, ce qui au final n'est pas si mal. Restera pour le vainqueur récupérant une France en ruines à tout reconstruire. Tâche qui s'annonce plus qu'ardue.

samedi 21 novembre 2009

« L'orgueil précède la ruine de l'âme...

… et l'esprit s'élève avant la chute », extrait de La Bible, Livre des proverbes.


Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé titrer sur une citation biblique pour parler du MoDem. Pas tellement parce que François Bayrou est un fervent catholique ni pour l’importance des racines chrétiennes-démocrates de centre, mais plutôt pour illustrer un article du Nouvel Observateur dont se font l’écho quelques blogs. L’article en question relate les résultats d’un sondage BVA pour Canal+ publié ce vendredi et qui visait à attribuer des qualificatifs au président du Mouvement démocrate.

Parmi les termes les plus fréquents, ce sont les mots « orgueilleux », puis « impatient » et « compétent » qui reviennent. François Bayrou a réagi de la façon suivante : « J'ai trouvé cela tout à fait sympathique. Orgueilleux, impatient et compétent, c'est assez juste » ; « Pour moi, l'orgueil c'est un bon sentiment pour un être humain quand on veut défendre ses valeurs. Quant à être impatient, c'est nécessaire lorsqu'on voit la situation du pays ».


« La solitude rend impatient », Marc Lévy.
Si le député béarnais se retrouve dans ses qualificatifs et parvient à positiver par rapport à cela.

Orgueilleux ? Certes, tout candidat à la présidence doit tout de même l’être un peu. Mais juger François Bayrou sur ce seul critère est bien réducteur.

Compétent ? Oui et non. L’homme a ses qualités et … ses faiblesses. En créant le Mouvement démocrate, il a eu une excellente idée. Mais, il a eu du mal à en prendre la mesure.

Impatient ? Certains remettent les résultats en question, se demandant en quoi François Bayrou serait impatient et rejettent l’idée que François Bayrou a voulu faire du MoDem une écurie pour les présidentielles de 2012.


« Une petite impatience ruine un grand projet », Confucius.
François Bayrou le reconnait lui-même, il est impatient en voyant la situation de la France. Toutefois, il serait que pour une fois, l’homme politique écoute un peu le professeur de lettres et qu’il lise ou relise un peu Confucius. Quelques-uns réfutent l’idée que le MoDem serait une écurie présidentielle. Pourtant, dès le début, la couleur était annoncée et si beaucoup restent encore au MoDem, c’est précisément parce qu’ils veulent croire que c’est une réalité. Le MoDem est un parti taillé pour servir les ambitions présidentielles de son président et celui-ci n’en fait pas mystère. Nicolas Sarkozy l’a montré en 2007 avant lui, les partis sont des machines pour gagner les élections. Et ce n’est pas le Congrès programmatique d’Arras qui changera les choses. Certes, un projet, un socle d’idées sera adopté. Mais à quoi servira-t-il ? Eh bien, je vous donne en mille : à bâtir le projet présidentiel de François Bayrou pour 2012.

Cependant, je me permettrai de faire une petite remarque. Et si pour une fois, on pensait aux régionales ?


« C’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre », Louis XIV.
A trop vouloir gagner, François Bayrou néglige les autres scrutins. Or, brûler les étapes ne sert à rien. Il faut savoir prendre son temps et aborder chaque chose en son temps. En orientant toute la machine électorale qu’est le MoDem en direction du scrutin présidentiel de 2012, François Bayrou fait un pari. Le pari, que les français oublieront les échecs du MoDem aux élections intermédiaires pour le porter au pouvoir tandis que les socialistes se déchireront et que les Verts n’auront toujours pas de chef clair et charismatique capable de faire un gros score. Pari risque ensuite, parce qu’il passe complètement à la trappe les élections régionales.

Sauf que, les régionales malgré leur caractère local seront envisagées de façon nationale. D’abord, parce que toutes les assemblées régionales seront renouvelées le même jour. Normal me direz-vous ? Oui, mais ailleurs ce n’est pas forcément le cas (je pense à l’Allemagne notamment). Et les renouveler toutes en même temps pose forcément l’idée d’un scrutin national. Sans correspondre tout à fait, c’est un peu comme si tous les gouverneurs américains étaient renouvelés le même jour. L’enjeu est mécaniquement régional.

Ensuite, parce que les sortants sont presque tous socialistes (20 régions sur 22 en métropole). La perte d’une ou deux régions suffira à considérer comme un échec une victoire socialiste de moindre ampleur.

Ajoutons que les autres partis de l’opposition ont l’ambition de passer devant les socialistes comme Europe-Écologie ou ont simplement l’envie d’être le grain de sable sans qui rien ne pourra se faire comme le Mouvement démocrate.

Ce scrutin régional sera donc nécessairement d’ampleur nationale et pourtant, malgré son importance, François Bayrou ne semble pas vraiment y porter attention.


« Les impatients arrivent toujours trop tard », Jean Dutourd.
La traduction de ce sentiment est la désignation des têtes de listes et plus particulièrement en Ile de France. Après avoir laissé fuité le nom de Pierre le Guérinel, conseiller régional sortant et proche de Marielle de Sarnez ; c’est le nom de Christophe Grébert qui est sorti du chapeau probablement suite à son rôle important dans la contestation de la nomination du fils du président de la République, Jean Sarkozy, à la tête de l’EPAD. Récemment, il semble que cela ait encore changé et que ce soit un illustre inconnu, peu intéressé par les régionales et inconnu des militants (et probablement aussi des électeurs) qui devienne tête de liste démocrate en Ile de France. Rien n’a été confirmé pour le moment et à vrai dire, ce n’est pas si important que cela.

Toutefois, cela pourrait laisser penser que le Mouvement démocrate ne sait pas où il va. Si c’est en partie vrai, c’est largement faux. Le Conseil national du MoDem (l’assemblée du parti) avait décidé de primaires en Juillet avant que François Bayrou s’y reprenne à deux fois (d’abord le 06 Septembre puis le 24 Octobre) pour faire valider la reconduite du mode de désignation extrêmement contesté des candidats pour les élections européennes.

Pourtant, en coulisses, les choses s’activent. Les militants montent des idées, émettent des idées mais tout cela est passé sous silence, évacué par l’impréparation matérielle en partie volontaire en partie conséquence de l’organisation d’un Congrès programmatique en plein campagne pour les régionales. Du coup, malgré un positionnement idéologique qui n’a jamais été aussi pertinent articulé autour de l’équité, de la justice et du respect des principes républicains, le MoDem risque encore une fois de voir la victoire lui passer sous le nez.


La faute à la présidentielle ? Oui et non.
Ce scrutin doit être un horizon mais un horizon seulement. Les régionales sont certes un scrutin moins crucial mais tout aussi important. Il est donc nécessaire que François Bayrou range ses ambitions, son orgueil et son impatience dans sa poche et qu’il mette enfin les mains dans le cambouis. Il est temps qu’il se décide à faire parler sa raison et pas son affection en demandant à Marielle de Sarnez de laisser un peu de place à ceux qui sont venus après la création du Mouvement démocrate comme Corinne Lepage ou Jean-Luc Bennahmias mais sans pour autant imposer des personnalités aux militants du Mouvement démocrate comme en Alsace avec Yann Wehrling. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps François Bayrou déclarait qu’au niveau local, seuls les militants du cru savaient qui était bon pour mener le MoDem localement. Depuis, il semble l’avoir oublié et il désignera en Bureau exécutif les têtes de listes en contradiction avec le vote du Conseil national du 04 Juillet qui avait été alors présenté comme celui du renouveau. De fait, la colère des militants montent. Ceux-ci ont l’impression qu’on s’assoit sur leur volonté (ce qui n’est pas faux) et qu’on les néglige. De fait, l’hémorragie militante s’accélère. La chose existe aussi à l’UMP et au PS mais pas chez Europe-Écologie qui voit affluer les personnalités de qualité sur ses listes, au prix il est vrai de quelques frictions avec les militants Verts historiques.

D’où ma question : et si pour une fois, on s’inspirait d’eux et qu’on restait ouvert ?

lundi 16 novembre 2009

Le MoDem et le péril vert.


Les démocrates craindraient-ils le péril vert ? Ou pour être plus clair, peut-on encore parler d’écologie au Mouvement démocrate sans se déclencher des polémiques ou suscitait un débat passionné ? Peut-on parler de cette question sans déclencher un feu nourri contre soi ? J’avoue que je me pose réellement la question.

En effet, c’est suite à deux billets successifs chez mes confrères blogueurs que sont JF et Mirabelle mais surtout par les discussions que je peux avoir ici et là avec des militants démocrates.

Haro sur les écolo-démocrates !
Si la plupart des démocrates peuvent parler calmement d’environnement. On peut noter depuis quelques temps qu’un démocrate qui parle d’écologie ou émet un avis positif sur Europe-Écologie est considéré comme un traître potentiel à la cause orange.
La question environnementale prend en effet un tournant différent depuis la claque prise par le MoDem aux européennes alors que dans le même temps, Europe-Écologie engrangeait un succès étonnant confirmé lors de législatives partielles cet automne. Ajoutez-y l’absence de Corinne Lepage au dernier Conseil national, sa démission de la tête des commissions pour fonder un club multi-partisan lancé samedi dernier et la persistance de CAP 21, le tout couplé à l’envie d’Europe-Écologie de reconduire l’aventure de Juin dernier en ouvrant leurs listes et il n’en faut pas plus pour qu’un démocrate intéressé par la question écologique, environnementale, et pour faire par tout ce que l’on regroupe sur l’idée de développement durable paraisse suspect.

Moi-même malgré mes nombreuses actions militantes pour défendre le Mouvement démocrate et mettre en place des projets, je suis suspecté d’être complaisant à l’égard des Verts et d’Europe-Écologie et de ne publier assez d’articles positifs sur le parti auquel j’appartiens. Ainsi, l’expression « Celui qui a un marteau voit des clous partout » prend-t-elle tout son sens. Si cela a toujours existé, l’approche des régionales semblent donner des visions à certains.


Va y avoir du jus d’orange sur les murs.
Les cibles idéales sont toutes trouvées, d’autant qu’elles ne se cachent pas ce qui facilite les choses. Ces cibles, ce sont CAP 21, Corinne Lepage, Terre démocrate et Écologie démocrate (magazine destiné à suivre les régionales, nouveau venu sur le net démocrate et composé entre autre de Christelle de Crémiers et d’Antonin Moulart).

La question CAP 21 pose toujours problème en raison de son intégration particulière au MoDem lors de sa fondation, je ne m’attarde donc pas sur le sujet.

Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, génère des sentiments depuis quelque temps. Le 7 Juin 2009 au soir déjà, elle montrait son mécontentement de la situation. Le Conseil national chargé de tirer les leçons des erreurs de la campagne des européennes et du manque de démocratie interne, n’ayant pas réellement changé grand-chose, Corinne Lepage est toujours resté revendicative ce qui lui a attiré la sympathie de beaucoup et l’antipathie de quelques-uns. Cette fois, c’est Mirabelle qui y met du sien et qui demande la démission de la députée européenne du Nord-Ouest en apparence pour la couleur de son site personnel. C’est cependant, les critiques internes sur les décisions récentes de François Bayrou ainsi que les avis critiques de certains blogueurs (je suppose que je dois être dedans) qu’elle remet en cause en invoquant indirectement les chartes de valeurs et éthique. Et le félidé normand de réclamer une plus grande orthodoxie chez les agrumes.


« Quiconque est soupçonneux invite à le trahir », Voltaire.
Les régionales aiguisent les appétits. Certains comme Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président du Mouvement démocrate à l’organisation et sénateur-maire d’Arras, pensent que nous devons privilégier la réélection des sortants, d’autres poussent pour introduire de nouvelles têtes. La conjonction de ce débat, des méthodes plus que changeantes (pas de primaires puis primaires puis finalement non, enfin pas pour les places éligibles) dans le mode de désignation des candidats et du renouveau de l’idée de faire de la « politique autrement » rendent difficile toute discussion liée à l’écologie. Bref, le doute s’installe.
Pourtant, l’explication semble assez prosaïque.

En Décembre prochain, est organisé à Copenhague le sommet mondial sur le changement climatique qui décidera de l’après-Kyoto. Parler du sujet en question loin d’être un signe de vouloir aller voir ailleurs me parait logique puisque si l’on regarde ce qu’est le MoDem depuis ses débuts, on notera que l’environnement est un élément important de notre pensée. Cependant, cet aspect est largement passé sous silence par François Bayrou et Marielle de Sarnez. Du coup, des démocrates se sont emparés du sujet et en parlent.

Autre date sur le calendrier de Décembre, l’organisation du Congrès d’Arras. Cet évènement sur lequel j’ai déjà pu m’exprimer doit nous permettre d’élaborer et d’adopter le texte qui nous servira de fondement pour la suite des évènements. Dans la cadre de la réflexion préparatoire à ce Congrès, une grande phase de réflexion le précède. Tous les sujets y sont abordés. Concomitamment, il ne parait pas plus anormal que l’on discute des diverses voies pour « faire de la politique autrement ». Pour quelques-uns, dont je fais partie, il s’agit de mieux en compte l’importance de la thématique écologique et environnementale. Pour d’autres comme Marielle de Sarnez, il s’agit de construire une forme d’alternance avec certains progressistes. En quoi, parler de « faire de la politique autrement » serait-il un signe de trahison future ? Décidément, il faut arrêter de voir des traitres partout. A force, un tel climat va en créer !


Conclusion.
La chose n’est cependant pas anodine, et dénote une fermeture d’esprit alors que même que les personnes qui en sont à l’origine soutienne la démarche de Marielle de Sarnez d’aller discuter avec Vincent Peillon et de fait rapprocher le MoDem des socialistes sans consulter la Conférence nationale, seul organe habilité à décider du positionnement politique du MoDem et dont la dernière réunion remonte à mai dernier. Ainsi, parler d’écologie serait un signe de trahison tandis que faire ami avec les socialistes non. Il serait que les pourfendeurs de l’écologie au MoDem se décide à se rappeler que ce qu’ils dénoncent chez les écolo-démocrate est en fait l’ouverture à un courant de pensée alors que parallèlement ceux-ci ne voient pas de problèmes particuliers à ce que la 1ière vice-présidente du MoDem fait la même chose avec les socialistes.

Bien sur, il faut rassembler dans la perspective des régionales mais nous ne devons pas oublier les fondements de notre mouvement : son ouverture d’esprit, son audace. En d’autres termes, nous ne devons pas oublier d’être démocrates. Le caporalisme et l’obéissance aveugle ont toujours été rejetés depuis la création du Mouvement démocrate. Il faudrait juste ne pas l’oublier au lieu de se diviser.

mercredi 11 novembre 2009

L’autonomie totale est suicidaire.

Mon confrère blogueur Orange démocratique lance ce matin, une initiative qui au 1er abord semble intéressante : nous devons être autonomes aux 2 tours. Une telle idée est dans la lignée de ce qu’a décidé le dernier Conseil national le 24 Octobre 2009 : l’autonomie au 1er tour puis ouverture après. Lors de ce Conseil national, certains conseillers nationaux ont plaidé pour l’indépendance au 2nd tour si nous pouvions nous maintenir. Une telle décision n’a pas été prise et le Conseil national a décidé de garder un minimum d’ouverture et de lucidité en votant le principe de regroupements possibles au 2nd tour des régionales. Dans mon compte-rendu du Conseil national, j’avais défendu un autre point de vue que j’avais réitéré par la suite qui était l’idée d’un regroupement de 1er tour avec Europe-Écologie mais que j’avais déjà soulevé précédemment.


L’initiative d’Orange démocratique.
Dans un billet de ce jour intitulé : « Pour un MoDem libre et audible aux deux tours des régionales », notre ami blogueur défend donc l’idée d’une stratégie d’autonomie au 2nd tour des élections régionales. Déclarant vouloir « lancer un débat nécessaire », il affirme que « Sans cette indépendance, nos futurs élus ne pourrons pas appliquer ou défendre nos programmes régionaux » puis de poursuivre « Que devrions nos idées si elles sont noyées dans des majorités de droite ou de gauche […] ? » ou encore « Serons-nous crédibles […] ? » avant de conclure « Notre indépendance fait notre force ».
Voilà, pour l’idée lancée par notre ami qui s’accompagne comme c’est maintenant l’usage d’un groupe Facebook destiné à promouvoir cette idée.


« Le fondement de la théorie, c’est la pratique. », Mao Tsé-Tong.
Ces paroles du Grand timonier devraient faire réfléchir car l’un dans l’autre, l’histoire est un éternel recommencement. Churchill disait «Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.». Or, si on regarde bien la vie politique, on peut constater que les partis qui s’enferment dans un jusqu’au-boutisme d’indépendance font long feu. Bien sur, chez les partis majoritaires, c’est différent. Mais la réalité est crue, le Mouvement démocrate n’est pas un des deux grands partis majoritaires. Il a vocation à le devenir mais ne l’est pas pour le moment.

L’indépendance à tout prix d’un parti minoritaire conduit à l’enfermement et au final à la mise à l’écart de la vie politique. Nous avions un bel exemple avec le NPA (ex-LCR) qui en prônant l’indépendance totale de l’extrême-gauche vis-à-vis du Parti socialiste est en train de se marginaliser. Les électeurs comprennent au bout d’un moment que voter NPA ne mène pas à grand-chose et commence à s’en détourner pour aller vers un Front de gauche qu’ils jugent plus lucide et réaliste. Le scénario va probablement se répéter pour les régionales. L’indépendance à tout prix minoritaire mène donc à une impasse.

Rappelons encore une fois, que le Conseil national du MoDem a décidé de l’autonomie au 1er tour mais que pour le 2nd tour, il reste ouvert à une alliance progressiste. Défendre une stratégie d’autonomie totale a donc peu de chances d’être possible.

En pratique, il convient aussi de tirer profit de nos expériences passées pour préparer l’avenir et l’après régionales. Et cet après, c’est tout simplement l’élection présidentielle de 2012. On peut en convenir, c’est loin. Les régionales auront donc d’autant plus d’importance que ce sera le dernier scrutin pour jauger le poids politique de chacun. Poids qui se traduira le plus prosaïquement du monde par un nombre d’élus. Ainsi, en étant indépendant au 2nd tour à supposer que l’on y arrive reviendrait très concrètement à faire une croix sur un nombre non négligeable d’élus. Or, un élu, c’est une force d’entrainement, de mobilisation notamment dans les zones rurales. Pas ou peu d’élus, c’est donc réduire sa force de frappe, sa capacité de mobilisation pour l’avenir. Faire une croix sur des élus, ça veut dire très probablement aussi renoncer à avoir un groupe politique propre dans les instances régionales et donc à ne pas avoir la parole. Les personnes élus se retrouvant soit dans un groupe qui justement ne défendra pas ce qui a été défendu pendant la campagne ou pire, c’est se retrouver parmi les non-inscrits ce qui revient à assister sans avoir de poids politique dans les décisions. En résumé, il faut choisir en cas d’indépendance totale entre la peste et le choléra !

Avoir un groupe politique propre, cela permet de faire valoir son poids de vue dans les décisions et in fine d’être mieux écouté ! C’est un élément dont il faut tenir compte.


La traduction d’une fermeture.
L’indépendance totale et sans condition telle que la prône Joseph sur Orange démocratique, c’est aussi la fermeture, le rejet des autres idées. Or, faut-il rappeler que le Mouvement démocrate s’est construit sur un substrat d’ouverture d’esprit, de liberté de parole et de partage des idées ?
En somme, devons-nous renoncer au pourquoi qui explique notre constitution en tant que démocrates ?
Je ne le crois pas et mieux, j’y suis opposé. Nous fermer aux autres nous conduirait à notre perte.

Ce mardi, Libération faisait sa Une avec le titre suivant : « La gauche s’éclate » sur l’explosion de la gauche en pluralité de partis politiques. Le dossier était accompagné d’un sondage qui montrait que depuis 2007, les électeurs n’auraient jamais autant pour une alternance transpartisane. Il convient de prendre tout sondage avec les précautions habituelles, mais on peut y voir que finalement le projet démocrate commence à prendre racine. Le problème est que pour le moment, ce n’est pas le MoDem qui bénéficie de cette préférence des français mais Europe-Écologie. Traduction, en un mot comme un cent, il nous faut nous adapter et mieux prendre en compte dans notre projet les attentes des français qui sont demandeurs d’un projet transcendant les clivages traditionnels pour proposer une nouvelle offre politique.

C’est donc l’application du projet démocrate de 2007 qui prend corps sans le Mouvement démocrate. Nous avons loupé le coche en Juin 2009 suite à une multitude de facteurs que je ne rappellerai pas, mais il nous est encore possible de réussir à transformer l’essai en Mars 2010 si nous décidons enfin à considérer ce qu’un certain nombre de militants démocrates défendent depuis le début, à savoir une meilleure prise en compte de l’écologie et du développement durable au cœur de notre projet.


Conclusion.
A en avoir trop, nous n’aurons rien ce qui ne veut pas dire que nous devons renoncer à toute indépendance. Il faut juste être lucide et réaliste. Tout militaire sait qu’il faut être raisonnable et ne pas s’épuiser lorsque l’on a l’avantage. C’est un peu pareil en politique. Il y a un moment, où il faut traduire concrètement son poids politique en élus. Évidemment pas en perdant son âme, sans quoi il est inutile d'y aller mais il est bien un moment où l'on ne peut plus rester dans une posture idéologique et agir. Notre ami d’Orange démocratique est somme toute trop gourmand, trop dans la théorie, pas assez dans la pratique. Au final, je conclurai par cette citation d’un certain Friedrich Engels (oui, oui l’ami de Karl Marx) qui déclarait : « Une once d'action vaut une bonne théorie. »


Note : Il serait intéressant de connaitre l'avis des autres blogueurs de la sphère démocrate comme l'Hérétique, Antonin, Christophe Ginisty, le Crapaud du Marais (interviewer de la blogosphère démocrate en titre ^^), Erwan, David, Yves (qui a un tout avis que moi surement) sans oublier Chantal de Force Hyères qui a toujours un avis intéressant et en dehors des sentiers battus et j'en oublie plein d'autres.